Procédure de destitution contre Dilma Rousseff - "Le dernier jour de mon mandat est le 31 décembre 2018", dit Rousseff

10/05/16 à 23:54 - Mise à jour à 23:54

Source: Belga

(Belga) "Le dernier jour de mon mandat est le 31 décembre 2018", a déclaré mardi la présidente du Brésil Dilma Rousseff, combative à la veille d'un vote crucial du Sénat sur la procédure de destitution à son encontre.

Procédure de destitution contre Dilma Rousseff - "Le dernier jour de mon mandat est le 31 décembre 2018", dit Rousseff

Procédure de destitution contre Dilma Rousseff - "Le dernier jour de mon mandat est le 31 décembre 2018", dit Rousseff © BELGA

"Je vais lutter de toutes mes forces en utilisant tous les moyens disponibles, tous les moyens légaux, tous les moyens de combat", a dit devant des milliers de partisans la chef de l'Etat, dans un discours prononcé dans le cadre d'une convention sur les femmes. Accusée par l'opposition de maquillage des comptes publics, elle est menacée d'être suspendue pour un maximum de 180 jours par les sénateurs, en attendant l'issue de son procès, et remplacée par son vice-président Michel Temer, allié devenu adversaire. Ses avocats devaient déposer dans l'après-midi un recours de dernière heure devant le Tribunal suprême pour tenter d'annuler la procédure. "J'en ai assez des gens déloyaux et des traîtres", a ajouté Mme Rousseff en accusant de "coup d'Etat moderne" son vice-président ainsi que le président de la Chambre des députés Eduardo Cunha, suspendu en fin de semaine dernière par la justice. "Ces deux-là ont ourdi une espèce de putsch, de putsch effectué non avec des armes, non avec des baïonnettes, mais un putsch qui déchire notre Constitution", a-t-elle dénoncé. "La démission ne m'est jamais passée par la tête", a-t-elle aussi affirmé. "Je suis une sorte de victime" comme beaucoup de Brésiliennes, a soutenu l'ex-guerillera de 68 ans, torturée sous la dictature militaire (1964-1985). "Des victimes, mais qui luttent. Des victimes, mais qui ne démissionnent pas". (Belga)

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