Prisons : "Les autorités ne nous demandent jamais notre avis"

21/05/16 à 09:50 - Mise à jour à 09:50

Source: Le Vif/l'express

Sur le terrain, les directeurs de prison francophones se débrouillent avec les moyens du bord, pris en tenaille entre leur administration et les syndicats.

Le bourbier carcéral a généré une plante rare : le directeur-gardien-négociateur. A l'aube de la cinquantaine, Marc Dizier, directeur de la prison d'Andenne et président de l'association francophone des directeurs de prison, et Eric Delchevalerie, directeur de la prison de Namur et membre du bureau, ont déjà roulé leur bosse dans quelques les établissements pénitentiaires du sud du pays. Quand une partie du personnel s'est mise en grève, les directeurs de prison ont pris leur tour pour assurer le minimum vital aux détenus. C'est sur eux - et les détenus- que reposent la stabilité des établissements. Ils sont une centaine de francophones (dont certains affligés d'un sous-statut d'"attachés au management opérationnel") pour 17 prisons (16 en Wallonie et Forest), responsables de près de 5 000 détenus.
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