Présidentielle au Honduras - Les deux camps dans la rue pour crier victoire

08/12/17 à 05:05 - Mise à jour à 05:06

Source: Belga

(Belga) Aux cris de "quatre ans de plus", des milliers de sympathisants du président sortant du Honduras, Juan Orlando Hernandez, ont défilé jeudi dans la capitale pour défendre "leur" victoire électorale que l'opposition refuse de reconnaître en dénonçant des fraudes. Selon la presse, ce défilé dans les rues de Tegucigalpa a rassemblé 10.000 participants.

Dans le même temps, les sympathisants de l'Alliance de l'Opposition contre la Dictature (gauche), ont bloqué certains accès à la capitale en appui de la demande de leur candidat, le populaire présentateur de télévision Salvador Nasralla, qui réclame le recomptage des voix par des organismes internationaux indépendants. Certaines manifestations de l'opposition ont donné lieu à des affrontements avec la police et à de nouveaux pillages, même si l'état d'urgence, décrété vendredi dernier, a été partiellement levé mercredi dans neuf des 18 départements du pays. Selon des organes de défense des droits de l'Homme, entre 11 et 13 personnes sont mortes dans des manifestations précédentes. N'accordant pas sa confiance au Tribunal suprême électoral (TSE) hondurien, M. Nasralla a réaffirmé jeudi sa requête pour que des institutions comme l'Organisation des Etats américains (OEA) ou l'Union européenne effectuent un nouveau dépouillement et un audit du système informatique de décompte du TSE. "Nous voulons sauver le Honduras des mains d'un tyran", a lancé M. Nasralla au cours d'une conférence de presse en annonçant de nouvelles mobilisations populaires pour exiger le départ de M. Hernandez qui tient pour acquise sa prétendue victoire aux élections du 26 novembre. Onze jours après le scrutin, le TSE n'a toujours pas proclamé de vainqueur même si ses chiffres, portant sur 100% des bulletins, créditent M. Hernandez de 42,98% des voix contre 41,38% pour son opposant de gauche. L'Organisation des Etats américains (OEA), qui avait dépêché une mission d'observation électorale demande désormais "un processus exhaustif et méticuleux de vérification" des résultats en dénonçant le "manque de garantie et de transparence" ainsi que "l'accumulation d'irrégularités". Elle estime qu'elle "ne peut avoir de certitudes sur les résultats". Dans un communiqué commun, l'Argentine, le Chili, la Colombie, le Guatemala, le Mexique, le Paraguay, le Pérou, le Chili et l'Uruguay ont exprimé leur "soutien" à un examen global du processus électoral. (Belga)

Nos partenaires