Présidentielle au Honduras - Les autorités responsables de la mort de 14 manifestants selon Amnesty international

09/12/17 à 06:16 - Mise à jour à 06:17

Source: Belga

(Belga) Amnesty International a accusé vendredi les autorités honduriennes d'être responsables de la mort d'au moins 14 personnes lors de la répression des manifestations de l'opposition nées d'allégations de fraude dans l'élection présidentielle du 26 novembre.

Des experts de l'organisation ont documenté "une série de violations graves des droits de l'Homme qui ont eu lieu dans le contexte de la période postélectorale", a déclaré à l'AFP Erika Guevara, directrice de l'organisation pour les Amériques. Il y a eu "un recours manifestement excessif à la force par les forces de sécurité, et en particulier la police militaire", y compris l'utilisation d'armes à feu contre les manifestants, a-t-elle dit. Certaines manifestations de sympathisants de l'Alliance de l'Opposition contre la Dictature (gauche) du candidat Salvador Nasralla qui dénonce des fraudes de son adversaire, le président sortant Juan Orlando Hernandez (Parti national, droite), avaient dégénéré en affrontements avec la police et en pillages. Un premier bilan faisait état des décès d'au moins une femme de 19 ans et deux policiers, mais des organes de défense des droits de l'Homme évoquaient déjà entre 11 et 13 morts. Près de deux semaines après son scrutin présidentiel, le Honduras n'a toujours pas de vainqueur officiel. Sur 100% des bulletins dépouillés, le président sortant Juan Orlando Hernandez, 49 ans, arrive en tête avec 42,98% des suffrages. Dénonçant des fraudes, le populaire présentateur de télévision Salvador Nasralla réclame le recomptage des voix par des organismes internationaux indépendants. (Belga)

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