Près de 900 actes racistes ou xénophobes en dix jours après l'élection de Trump

29/11/16 à 21:52 - Mise à jour à 21:54

Source: Belga

(Belga) Près de 900 incidents racistes ou xénophobes ont été répertoriés à travers les Etats-Unis après l'élection du républicain Donald Trump à la présidence du pays, selon un rapport publié mardi.

"Je n'ai aucun doute sur le fait que c'est très, très inférieur à la réalité", a commenté Richard Cohen, président du Southern Poverty Law Center, qui recense de tels actes. "A de nombreuses reprises, ceux qui nous ont signalé des actes haineux ont indiqué qu'ils n'avaient jamais vu ça", a-t-il souligné. Le centre a enregistré 867 cas de harcèlement et d'intimidation dans les dix jours ayant suivi la victoire de M. Trump le 8 novembre, remportée notamment grâce au soutien des suprématistes blancs et de groupes sectaires séduits par son discours anti-immigration, anti-musulmans, sexiste, entre autres. Et ces actes continuent. "De nombreux auteurs (de ces actes) ont évoqué le nom de Trump pendant leur attaque, ce qui indique clairement que la vague de haine découle en grande partie de son succès électoral", a relevé le rapport. Il s'agit pour la majorité de graffitis et d'agressions verbales mais, pour quelques cas, de violentes altercations physiques. Un peu plus de la moitié des incidents étaient anti-immigrants et anti-Noirs. Quasiment tous les Etats du pays sont concernés, la Californie arrivant largement en tête (99 cas). Dans un collège, sur les murs d'une église ou les portes d'une synagogue, à la volée dans la rue, sur des voitures, de tels actes sont survenus tous azimuts. Lors de sa première importante interview après son élection, M. Trump avait demandé à ses partisans d'"arrêter" de commettre de tels actes. Mais cet appel a fait long feu face à ses premières nominations: son conseiller en stratégie Steve Bannon est un allié de l'extrême droite, son ministre de la Justice Jeff Sessions a été accusé de racisme et l'ancien général Michael Flynn, nommé chef du conseil de sécurité nationale (NSC), est vigoureusement anti-musulman. "Ses paroles doivent être suivies d'actions concrètes, à la fois par ses décisions politiques et ses nominations, pour soigner les blessures de la division infligées par sa campagne", a relevé M. Cohen. (Belga)

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