Premier accord entre l'Onu et la Birmanie pour le retour des Rohingyas

31/05/18 à 17:55 - Mise à jour à 17:57

Source: Belga

(Belga) L'Onu et le gouvernement birman ont trouvé un accord pour préparer le retour des centaines de milliers de réfugiés rohingyas musulmans en Birmanie. Un protocole doit être signé la semaine prochaine, a dit jeudi à Genève le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR).

Cet arrangement a été obtenu à Naypyidaw après des discussions entre le HCR, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et les autorités birmanes. Il doit établir un cadre de collaboration pour préparer les conditions d'un retour "volontaire", "sûr" ou encore "durable" des réfugiés qui ont fui les violences pour rejoindre le Bangladesh. Celles-ci ne sont pas encore rassemblées, précise toutefois le HCR. Mais cet accord constitue une "première étape indispensable". Il doit permettre aux deux agences onusiennes d'accéder à l'Etat birman de Rakhine d'où sont partis les réfugiés, notamment aux zones interdites depuis les violences d'août dernier. Le HCR pourra alors notamment donner des indications dans les camps au Bangladesh pour que les Rohingyas puissent décider s'ils souhaitent rentrer ou non. Les deux entités onusiennes pourront évaluer les besoins dans les communautés affectées et renforcer le dispositif pour soutenir le retour de réfugiés dans l'Etat de Rakhine ou dans d'autres régions birmanes. Le gouvernement s'engagera lui à collaborer pour trouver une solution conformément aux recommandations de la Commission qu'avait dirigée l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan. Celles-ci prévoient notamment l'attribution d'une identité et de droits aux Rohingyas. Les autorités birmanes ont toutefois toujours jusqu'à présent rejeté de leur côté toute citoyenneté systématique pour les membres de cette minorité musulmane. Un accord avait déjà été signé il y a plus d'un mois entre le HCR et le gouvernement du Bangladesh. Au total, plus de 900.000 personnes se sont réfugiées dans ce pays. Dont environ 700.000 depuis des violences en août dernier, qualifiées de "modèle de nettoyage ethnique" ou de "suspicion de génocide" par l'Onu. (Belga)

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