"Pourquoi tu roulais si vite?" (vidéo)

29/09/14 à 14:07 - Mise à jour à 14:12

Source: Belga

C'est la question posée par une fille en fauteuil roulant. Cette enfant de dix ans apparaît sur une affiche visible sur 650 panneaux le long des autoroutes belges et dans une vidéo postée sur Youtube dans le cadre de la nouvelle campagne choc de l'Institut belge pour la Sécurité routière (IBSR). La précédente vidéo de l'IBSR, montrant des conducteurs réputés dangereux assister à leur propre enterrement mis en scène par leurs proches, a été visionnée plus de 10 millions de fois.

"Pourquoi tu roulais si vite?" (vidéo)

© Capture d'écran Youtube

Selon la dernière enquête de l'IBSR sur l'attitude des conducteurs, neuf Belges sur dix reconnaissent qu'il leur arrive de rouler trop vite. Et un sur deux avoue même adopter "souvent" un tel comportement sur la route, voire "presque toujours".

L'IBSR a souhaité vérifier dernièrement si les perceptions des Belges correspondaient à la réalité. Une série de contrôles ont été menés chaussée d'Haecht, un axe de pénétration important de Bruxelles, où est situé le siège de l'IBSR.

Alors que la vitesse y est limitée à 50 km/h, près de six conducteurs sur dix roulent au-delà de cette vitesse le week-end et quatre sur dix en semaine. Des vitesses maximales de plus de 100 km/h ont été enregistrées à chaque heure du jour et de la nuit, avec une pointe à 174 km/h la nuit.

"La vitesse moyenne des automobilistes est supérieure à la limitation sur tous les types de route, sauf les routes à 90 km/h. On constate néanmoins une légère tendance à la baisse amorcée en 2010 et qui se confirme en 2012", relève l'IBSR sur base d'une autre étude.

L'an dernier, 724 personnes ont perdu la vie et 41.279 accidents corporels ont été dénombrés sur les routes belges. Un accident sur trois est dû à une vitesse excessive ou inadaptée. Chaque jour, la vitesse est donc à l'origine en moyenne de 38 accidents corporels. Une diminution d'1 km/h de la vitesse moyenne engendrerait une baisse du nombre de tués de 3,5 à 6 %, selon l'IBSR. "De petits efforts de la part de chacun pourraient avoir de grands effets", conclut l'institut.

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