Pourquoi la réforme de l'enseignement menace le gouvernement flamand

03/06/13 à 10:25 - Mise à jour à 10:25

Source: Le Vif

La réforme de l'enseignement secondaire, l'un des grands projets du gouvernement flamand, pourrait mal tourner pour le gouvernement Peeters II. En effet, dans ce dossier, le sp.a et le CD&V ne partagent pas du tout l'opinion de la N-VA.

Pourquoi la réforme de l'enseignement menace le gouvernement flamand

© Belga

Le ministre de l'enseignement flamand, Pascal Smet (sp.a), estime que les élèves doivent faire leur choix d'orientation trop tôt. Actuellement, les enfants doivent choisir dès la fin de la sixième primaire parmi l'enseignement général, technique ou professionnel. Smet voudrait reporter ce choix à la fin du premier degré, c'est-à-dire à l'âge de quatorze ans, afin d'éviter l'effet "cascade" où les élèves en échec scolaire "dégringolent" d'une filière à l'autre. Il propose donc de supprimer les filières dans le premier degré et de miser davantage sur la technique et les sciences afin de mieux répondre aux besoins des entreprises. Son programme contient également des leçons "approfondies" pour les élèves doués ainsi que des leçons consacrées aux élèves plus faibles. Par ailleurs, les écoliers seraient soumis à un test linguistique obligatoire à la fin de l'enseignement primaire afin de mieux déceler leurs faiblesses en néerlandais.

Cependant, la N-VA refuse absolument de lâcher l'enseignement général. Pour le parti, postposer ce choix à quatorze ans reviendrait à niveler par le bas. Le parti de Bart De Wever estime qu'une réforme est nécessaire et qu'il faut notamment limiter l'excès d'orientations en deuxième et troisième degré. Il ajoute toutefois que "l'enseignement flamand est l'un des meilleurs au monde".

Kris Peeters le ministre-président flamand, tente à tout prix de débloquer la situation. Hier soir, une réunion organisée entre les présidents de partis de la N-VA, du sp.a et du CD&V n'a pas abouti à un accord. La date limite de l'accord, initialement fixée à fin mai, a été reportée à mercredi, jour de débat au parlement flamand.

CB

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