Pour Ryad, l'élection iranienne est une affaire "interne" à l'Iran

18/05/17 à 20:13 - Mise à jour à 20:14

Source: Belga

(Belga) La présidentielle iranienne est une affaire "interne" à l'Iran, a affirmé jeudi Ryad, grand rival de Téhéran dans la région. Dimanche se tiendra un sommet réunissant en Arabie saoudite le président américain Donald Trump et des dirigeants de pays musulmans mais sans l'Iran.

"C'est une affaire iranienne interne", a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir aux journalistes qui l'interrogeaient sur ses attentes quant au scrutin de vendredi. "Lorsque nous regardons la politique de l'Iran, nous n'examinons pas les personnalités mais les actions", a insisté M. Jubeir, en répétant des propos sur le comportement "agressif" de l'Iran au Moyen-Orient. Le président iranien sortant Hassan Rohani est contesté par son principal adversaire, le religieux conservateur Ebrahim Raissi, qui estime que l'accord nucléaire signé en 2015 n'a pas amélioré la situation des plus pauvres. En vertu de l'accord nucléaire, Téhéran a obtenu une levée partielle des sanctions internationales qui entravaient le développement de l'économie, en échange de l'engagement à mener une politique nucléaire à des fins strictement civiles. Cet accord, signé par l'Iran et six grandes puissances dont les Etats-Unis, est vu d'un très mauvais oeil par l'Arabie saoudite. "Nous avons vu le record d'agression de l'Iran augmenter et non diminuer" depuis ce pacte, a déclaré M. Jubeir, accusant Téhéran de soutenir le "terrorisme" et de déstabiliser d'autres pays. Dimanche, Donald Trump rencontrera le roi Salmane d'Arabie saoudite et d'autres dirigeants musulmans lors d'un sommet visant à combattre l'extrémisme, a annoncé M. Jubeir. Selon lui, M. Trump a été "très clair sur la nécessité de faire face à l'Iran". "Nous croyons que ce sommet va attirer l'attention du monde sur la nécessité de travailler ensemble afin de vaincre le fléau du terrorisme", a déclaré M. Jubeir. Il a indiqué que l'Arabie saoudite attendait quelque 37 dirigeants, rois et chefs d'Etats, avec "un niveau de participation sans précédent". (Belga)

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