Pour le Crisp, d'autres solutions existent face aux délocalisations automobiles

14/06/16 à 07:12 - Mise à jour à 07:12

Source: Belga

(Belga) Le Centre de recherche et d'information sociopolitiques (Crisp), qui a examiné le lent déclin de l'industrie automobile belge, estime qu'il existe d'autres solutions pour faire face aux délocalisations automobiles, rapporte L'Echo.

La Belgique a perdu près de la moitié de sa production automobile en volume depuis les années 90. En valeur ajoutée réelle, le secteur automobile dans son ensemble ne représentait en 2013 que 55% de ce qu'il représentait encore en 2005. Le centre pointe deux problèmes en particulier: d'un côté, la Belgique ne possède pas la mainmise sur la conception et le développement des véhicules, de l'autre, un effet pervers vient du fait de vouloir aider trop rapidement les travailleurs dès l'annonce des suppressions d'emplois. L'auteur de l'étude estime que l'on pourrait envisager de conditionner les aides aux multinationales. "Au moment où une nouvelle entité s'installe ou lorsque des investissements sont réalisés, il serait possible de lier explicitement le soutien financier public, qui est alors souvent sollicité, à la création d'emplois nets. Si la firme ne réalise pas cet objectif ou qu'elle se retire, obligation lui serait faite de rembourser au moins l'apport public." (Belga)

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