Pour Di Rupo la discipline budgétaire n'est pas une finalité

01/03/12 à 20:30 - Mise à jour à 20:30

Source: Le Vif

Le Premier ministre belge Elio Di Rupo s'est dit satisfait que le sommet européen de jeudi et vendredi évoque également la croissance économique et la création d'emplois, et pas seulement la discipline budgétaire.

Pour Di Rupo la discipline budgétaire n'est pas une finalité

© AFP

"La discipline budgétaire est nécessaire, mais ce n'est pas une finalité", a-t-il déclaré en substance à son arrivée au bâtiment du Conseil européen, le Juste Lipse.

Les dirigeants de 25 des 27 pays membres de l'Union européenne doivent signer vendredi matin vendredi, au deuxième jour du sommet, un traité de discipline budgétaire censé éviter un dérapage incontrôlé des déficits à l'avenir, en imposant notamment des règles d'or de retour à l'équilibre budgétaire, que seules la Grande-Bretagne et la République tchèque ont récusé.

M. Di Rupo a souligné que ce traité était une "condition pour avoir demain avoir une situation meilleure, une création d'emplois, retrouver de la croissance économique et soulager nos citoyens". "Discipline, oui, mais c'est un moyen pour rebondir", a ajouté le chef du gouvernement fédéral.

"Demain on va signer le traité pour plus de responsabilité budgétaire. Je veux que les 27 signent également des deux mains pour plus de création d'emploi, plus de croissance et plus de solidarité", a-t-il ajouté appelant à "agir concrètement avec des engagements". C'est le seul moyen de sortir l'Europe de ses difficultés" économiques, a fait valoir le Premier ministre.

"Certains pensent qu'il suffit de libéraliser pour s'en sortir. Je ne le crois pas", a encore dit M. Di Rupo, comme en réponse à la lettre que douze autres dirigeants européens, regroupés autour des chefs de gouvernement britannique et italien, David Cameron et Mario Monti, ont adressé aux présidents du Conseil et de la Commission, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, pour prôner des recettes libérales, comme un marché unique renforcé et des réformes du marché du travail. M. Di Rupo a répliqué qu'il préférait des investissements en recherche

et développement et en formation.

LeVif.be avec Belga

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