Plusieurs partis d'opposition réclament la clarté sur l'expulsion d'Ibrahim El Bakraoui

24/03/16 à 09:30 - Mise à jour à 09:30

Source: Belga

(Belga) Le sp.a a réclamé jeudi la réunion dans les plus brefs délais des commissions de la Justice et de l'Intérieur de la Chambre afin de faire la clarté sur le sort réservé à Ibrahim El Bakraoui après son arrestation à la frontière turco-syrienne. Le cdH a rappelé sa demande d'une commission d'enquête parlementaire. Les commissions de suivi des comités P et R doivent se réunir la semaine prochaine, rappelait-on au PS où l'on entend également évoquer le cas lors de la commission Lutte contre le terrorisme de vendredi. Les Verts s'en réfèrent également à la réunion des commissions de suivi des comité P et R.

L'un des auteurs supposés des attentats de mardi a été arrêté en juin 2015 à la frontière entre la Syrie et la Turquie, a annoncé mercredi le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Il s'agissait d'Ibrahim El Bakraoui. La Turquie dit avoir informé les autorités belges du fait qu'il s'agissait d'un combattant étranger. Selon les autorités turques, l'homme a été expulsé vers la Belgique qui l'a ensuite relâché. Le ministre de la Justice, Koen Geens, a démenti cette affirmation: M. El Bakraoui aurait été envoyé aux Pays-Bas. A entendre plusieurs commentaires, Ibrahim El Bakraoui aurait pourtant dû retourner derrière les barreaux en Belgique. Il avait été libéré sous conditions après une condamnation pour des faits de banditisme mais ne respectait pas ces conditions. "Nous ne pouvons pas nous prononcer sans avoir tous les éléments et je ne le ferai pas", a souligné le député Johan Vande Lanotte (sp.a). "Si quelqu'un qui est libéré conditionnellement est arrêté à l'étranger, peu importe qu'il s'agisse ou non d'un possible combattant étranger. Il enfreint ses conditions de libération et doit retourner en prison." "Nous avons demandé une commission d'enquête depuis le début. C'est ce genre d'information sur laquelle il faut faire la lumière et qui peut être traitée dans une telle commission. Il ne se trouvait pas par hasard à la frontière syrienne. Les autorités turques ont-elles effectivement contacté la Belgique, quels services? Qu'ont répondu ces services? Ont-ils répondu qu'ils ne voulaient pas récupérer cet homme alors qu'il était recherché parce qu'il ne respectait pas sa libération conditionnelle?" a énuméré le député Georges Dallemagne (cdH). (Belga)

Nos partenaires