Plus de 300 manifestants ont lancé à Bruxelles la campagne "STOP TTIP & CETA"

13/05/16 à 10:33 - Mise à jour à 10:33

Source: Belga

(Belga) En marge du Conseil européen des affaires étrangères qui traitera vendredi des accords transatlantiques de libre-échange UE/Etats-Unis (TTIP) et UE/Canada (CETA), plus de 300 personnes, représentatives d'une alliance civile composée autant d'ONG que de syndicats, se sont rassemblées entre 07H30 et 09H30, devant les institutions européennes à Bruxelles, pour donner le coup d'envoi à une série d'actions placées sous la bannière "STOP TTIP & CETA". La mobilisation ira crescendo jusqu'à la manifestation massive du 20 septembre prochain, à la veille du Sommet européen d'octobre où sera la signature du CETA sera décidée.

Plus de 300 manifestants ont lancé à Bruxelles la campagne "STOP TTIP & CETA"

Plus de 300 manifestants ont lancé à Bruxelles la campagne "STOP TTIP & CETA" © BELGA

Le message "STOP TTIP & CETA" a été écrit avec des lettres gonflables géantes devant le bâtiment du Conseil européen, situé rue de La Loi. Les participants ont chanté en c?ur la chanson intitulée "Do you hear the people sing?". Ils se sont ensuite rendus au rond-point Schuman, par lequel les ministres doivent passer pour se rendre au Conseil. "Ces deux traités organisent un transfert de pouvoirs du politique vers des grandes entreprises transnationales", estime Michel Cermak, chargé de plaidoyer politique sur les accords de commerce transatlantiques pour le CNCD-11.11.11. "Concrètement, ils créeront des outils comme un tribunal d'arbitrage où les États seront condamnés quand ils prendront des décisions qui coûtent au profit des entreprises; un mécanisme qui poussera les États à consulter les entreprises en amont sur tout projet de législation pour ainsi quelque part s'assurer de pouvoir co-écrire les lois; et une série de dispositifs pour empêcher l'État de réguler des pans de l'économie comme les banques avec le risque d'une nouvelle crise bancaire que cela implique ou les services publics avec le risque d'une marchandisation de l'assurance-santé qui réduira l'accès aux systèmes de soins." Il rappelle que des voix politiques ont fait part de leur opposition au CETA, notamment au niveau des gouvernements autrichien, roumain, portugais ou encore wallon. (Belga)

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