Place du religieux: il n'y a pas de schisme chez Ecolo, selon Arnaud Pinxteren

21/03/17 à 12:59 - Mise à jour à 13:00

Source: Belga

(Belga) Le secrétaire politique de la régionale Ecolo de Bruxelles, Arnaud Pinxteren, a contesté mardi l'existence d'un clivage entre croyants et non-croyants au sein du parti. Le programme est clair sur la question, a-t-il souligné après la parution dans le Soir d'une tribune libre de la cheffe de groupe au conseil communal de la Ville de Bruxelles, Marie Nagy.

Dans cette carte blanche, la conseillère communale met en cause l'évolution des Verts sur la question religieuse. Elle invoque une récente interview du député européen Philippe Lamberts, où celui-ci se montre critique sur le combat laïc qui serait allé trop loin. Elle s'interroge aussi sur l'évolution du groupe politique à Bruxelles à l'occasion de certains débats, notamment à propos du port du voile par des mères accompagnant les enfants à la piscine. "Veut-on faire d'Ecolo le nouveau porte-drapeau du 'come-back' religieux et, ce faisant, d'une approche communautaire voire électoraliste de la politique?", demande-t-elle avant d'appeler les Verts à mener "un débat de clarification nécessaire". "Je suis étonné par ce que l'on présente comme une forme de schisme au sein du parti entre croyants et non-croyants. Ce texte a l'effet inverse de ce qu'il prône: il exacerbe les divisions ou plutôt les tensions, en l'occurrence internes. Que l'on me démontre quand il y a eu une prise de position chez Ecolo inspirée par la religion", a souligné M. Pinxteren. Le secrétaire politique régional nie tout communautarisme du parti à Bruxelles et regrette que Mme Nagy n'ait pas organisé en interne un débat sur la question. A ses yeux, le programme écologiste sur ce point est clair. Rappelant son attachement aux libertés individuelles, Ecolo "souhaite que les personnes qui font le choix de porter un foulard ne soient plus considérées comme des personnes a priori incapables et soumises, qui devraient le retirer pour prouver leur capacité à être pleinement citoyennes responsables. Une interdiction pure et simple n'apporterait donc pas de réponse aux difficultés posées et risquerait, au contraire, d'aboutir à une situation d'exclusion et de repli sur soi". (Belga)

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