Philippe Moureaux critique les "cafards" du PS

27/05/12 à 13:46 - Mise à jour à 13:46

Source: Le Vif

Le sénateur socialiste Philippe Moureaux a suggéré dimanche sur les plateaux télévisés que le PS fasse entendre davantage sa voix au sein de la coalition gouvernementale après la révélation de tiraillements au sein du parti, tout en dénonçant "les cafards" qui, au sein du PS, critiquent sa direction de manière anonyme.

Philippe Moureaux critique les "cafards" du PS

© Image Globe

Il faut "des voix plus fortes par rapport aux thèses de droite" qui s'expriment au sein du gouvernement, a-t-il affirmé lors de l'émission L'Indiscret de la RTBF-télévision, dont il était l'invité.

"Le PS doit critiquer le gouvernement", a renchéri celui qui en est encore le vice-président - en principe jusqu'aux élections communales du 14 octobre prochain - sur le plateau de "L'Invité" de la chaîne privée RTL-TVI.

"On est dans une situation au PS quasiment inédite où l'on a un Premier ministre (Elio Di Rupo, ndlr) d'un gouvernement très centriste, ce qui a été indispensable pour sauver la Belgique. Elio Di Rupo mène cela avec talent mais il doit être le porte-parole de ce gouvernement", a noté M. Moureaux à la RTBF, saluant le "travail extraordinaire" accompli par le chef du gouvernement.

Selon le sénateur et ancien patron de la fédération bruxelloise socialiste, le président faisant fonction du PS, Thierry Giet, désigné et non élu, n'est pas dans une position facile.

"Il est un président qui n'a pas été élu comme l'a été Elio Di Rupo, il faut en tenir compte", a ajouté M. Moureaux.

Dès lors, "il faut donc que le PS qui se cherche - qui a déjà fait de bonnes choses, je crois qu'il n'y a pas lieu de reprocher quelque-chose à Thierry Giet, doit y aller un peu plus fort, dans tous lesdomaines".

"Le PS est un peu en période de fin de rodage, donc il faut un peu resserrer tel boulon", a poursuivi le sénateur-bourgmestre de Molenbeek.

Il s'en est pris également vivement à ceux qui, en interne, critiquent le parti et sa direction, à visage masqué, les qualifiant de "cafards".

"Il y a tous ces cafards qui ne sont sans doute pas nombreux, je ne sais même pas s'ils existent, mais des gens qui critiquent sans oser donner leur nom, moi je n'aime pas ça", a lancé M. Moureaux après que la presse eut fait état d'indiscrétions critiquant des "fautes de communications et les faiblesses du cabinet" de M. Di Rupo".

Le vice-président du PS a ainsi défendu sur RTL-TVI le choix du Premier ministre de se rendre par vol commercial au sommet de l'Otan à Chicago (Etats-Unis) et non en avion gouvernemental - ce qui lui a valu des critiques -, dénonçant "la nullité de cette disputaille".

Le Vif.be, avec Belga

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