Peeters n'enverra un conciliateur à la SNCB que s'il a une chance de succès

17/12/15 à 19:24 - Mise à jour à 19:23

Source: Belga

Le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) ne désignera un conciliateur pour résoudre le conflit social au sein de la SNCB que si celui-ci a une chance de succès de pacification, notamment pour écarter les grèves annoncées sur le rail en janvier.

Peeters n'enverra un conciliateur à la SNCB que s'il a une chance de succès

© Belga

Je ne vais demander à personne de se lancer dans une mission impossible", a indiqué M. Peeters, interrogé jeudi à la Chambre à l'occasion de la séance de questions d'actualité. En écho à l'appel des syndicats et de la direction de l'entreprise ferroviaire, les députés Catherine Fonck (cdH) et David Geerts (sp.a) ont pressé jeudi M. Peeters d'y envoyer un conciliateur social "afin que les voyageurs ne restent pas à quai en janvier", selon M. Geerts. "Allez-vous accepter cette mission de sauvetage? Je vous exhorte à le faire!", a lancé Mme Fonc. Le chef de groupe libéral flamand, Patrick Dewael, a toutefois "fermement" déconseillé au ministre de jouer lui-même ce rôle de médiateur. M. Dewael a rappelé à cet égard que le ministre Peeters avait lui aussi approuvé le plan de réforme à la SNCB. "Vous devez faire attention à ne pas créer un conflit d'intérêt...", l'a-t-il mis en garde.

M. Peeters a toutefois rappelé au chef de groupe Vld que les conciliateurs pour le secteur public ne sont pas compétents pour la SNCB. Devant les députés, le ministre a confirmé qu'une demande de conciliation lui avait été adressée. Il a toutefois précisé que, suite à une concertation avec le Premier ministre, il travaillerait de concert avec la ministre compétente, Jacqueline Galant, et les autres collègues du cabinet restreint. "Qui que ce conciliateur soit", il ou elle doit avoir toutes les chances d'éviter ces grèves. C'est pourquoi il faut la clarté quant à son mandat, a plaidé le ministre. Il incombe ainsi de déterminer quels aspects du conflit doivent être résolus pour éviter les grèves. Toute solution nécessitera par ailleurs du temps, a encore souligné M. Peeters. "Résoudre l'affaire en trois ou quatre jours, cela n'ira pas". Le dossier SNCB a été évoqué jeudi en conseil des ministres, et le sera à nouveau demain/vendredi.

A la Chambre jeudi, le député PTB Raoul Hedebouw a lui mis en garde contre les effets des économies programmées auprès de l'entreprise publique. "Aujourd'hui, on travaille activement à créer de nouveaux accidents", a-t-il ainsi jugé.

En savoir plus sur:

Nos partenaires