Peeters et Vandeput étudient le recours à des intérimaires au sein de l'administration

01/03/16 à 16:20 - Mise à jour à 16:20

Source: Belga

(Belga) Les ministres de l'Emploi Kris Peeters et de la Fonction publique Steven Vandeput vont examiner dans les prochaines semaines comment mettre en place le travail intérimaire dans l'administration publique fédérale, a fait savoir Kris Peeters mardi. L'organisation patronale Federgon a réagi positivement à cette annonce. Le syndicat socialiste FGTB ne voit quant à lui pas la chose d'un bon oeil.

Peeters et Vandeput étudient le recours à des intérimaires au sein de l'administration

Peeters et Vandeput étudient le recours à des intérimaires au sein de l'administration © BELGA

Dans son accord, le gouvernement Michel avait déjà annoncé vouloir prévoir un cadre législatif pour le travail intérimaire au sein des services publics fédéraux et d'ensuite l'implémenter. Herwig Muyldermans de Federgon, la fédération des prestataires de services de ressources humaines, a confirmé que les premiers contacts avaient été pris à ce sujet. "Nous demandons depuis un certain temps que le recours à des travailleurs intérimaires au sein l'administration publique puisse être possible. Avec la Grèce, la Belgique est le seul pays en Europe où cela n'est pas encore possible", a-t-il indiqué. "Si on veut une administration plus moderne, il faut également une politique du personnel plus moderne. Les besoins sont énormes." Du côté syndical, il y a moins d'enthousiasme. "Ce n'est pas une chose évidente", a déclaré Dominique Meyfroot, le secrétaire fédéral de la FGTB. "Certaines missions sont confiées à des fonctionnaires statutaires qui travaillent selon un code de déontologie. Ces tâches ne peuvent tout de même pas être confiées à des intérimaires. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de personnes favorables au fait que ce soit un intérimaire qui leur donne une contravention ou qui traite leur réclamation fiscale." Meyfroot souligne par ailleurs que certaines missions des contractuels peuvent d'ores et déjà être confiées à des intérimaires, sous certaines conditions. "Nous souhaitons engager le débat même si nous ne sommes pas convaincus qu'il soit utile d'encore élargir le champ des possibles. Nous allons nous positionner contre la porte grande ouverte à l'intérim", a-t-il insisté. (Belga)

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