Peeters espère que tous les partenaires sociaux joueront un rôle dans les réformes

07/09/14 à 18:35 - Mise à jour à 18:37

Le co-formateur Kris Peeters espère que tous les partenaires sociaux profiteront de l'occasion pour jouer un rôle dans les réformes socio-économiques qui seront menées par le prochain gouvernement fédéral, a-t-il déclaré dimanche lors de l'émission "De Zevende Dag" de la VRT-télévision en réaction aux propos du président de la CSC, Marc Leemans, sur le fait qu'un saut d'index rendrait impossible toute concertation sociale.

Peeters espère que tous les partenaires sociaux joueront un rôle dans les réformes

Les coformateurs Charles Michel et Kris Peeters. © BELGA

Sans évoquer directement un saut d'index, M. Peeters (CD&V) a expliqué qu'après les réformes institutionnelles engrangées par le gouvernement précédent, dirigé par le socialiste Elio Di Rupo, l'heure est aujourd'hui venue pour les réformes socio-économiques. "Le rôle des partenaires sociaux est dès lors essentiel", a-t-il ajouté. "Dans la note de formation, il est demandé aux partenaires sociaux de s'impliquer dans plusieurs domaines."

M. Peeters dit comprendre l'inquiétude exprimée par Marc Leemans pour le pouvoir d'achat. "Nous prendrons les bonnes mesures", a-t-il assuré. Mais il a aussi estimé qu'il serait "dommage" que certains partenaires sociaux disent d'ores et déjà qu'ils ne veulent pas discuter et collaborer. "C'est une chance unique, notamment pour les partenaires sociaux, de réformer le pays au niveau socio-économique. J'aimerais que tous les partenaires sociaux saisissent cette occasion pour jouer un rôle".

Interrogé sur la chaîne privée flamande VTM, l'ancien ministre-président flamand n'a pas exclu que des mouvements sociaux - et notamment des grèves - aient lieu pour protester contre les réformes envisagées par le gouvernement de centre droit de la coalition suédoise (N-VA, CD&V, Open Vld et, du côté francophone, le seul MR).

"Je pense bien qu'il y aura des actions sociales", a-t-il déclaré.

Il rappelé que les négociateurs de la coalition suédoise étaient à la recherche de 17,3 milliards d'euros, ce qui représente un "montant énorme", en espérant que les Belges comprendront l'enjeu des réformes envisagées.

Les négociateurs enregistrent des progrès sur le budget mais craignent de mauvais chiffres

Les négociateurs qui tentent de s'accorder sur le programme gouvernemental d'une coalition "suédoise" ont poursuivi leurs travaux en toute discrétion durant le week-end et reprendront mardi la seconde lecture du texte en douze chapitres préparé par les deux co-formateurs, Charles Michel et Kris Peeters, a-t-on appris dimanche de bonne source.

"On a fait des progrès dans le domaine budgétaire", a indiqué une source proche des négociateurs, expliquant que la plupart des groupes de travail techniques ont finalisé la phase actuelle de leur travail.

Ce travail reste toutefois à peaufiner lors de réunions techniques lundi.

Les co-formateurs ont réuni samedi et dimanche, comme prévu dans un lieu tenu secret, les quatre présidents de partis (N-VA, CD&V et Open Vld, ainsi que du côte francophone, le seul MR) engagés dans la formation d'un nouveau gouvernement fédéral à la suite des élections du 25 mai.

Et mardi, les mêmes personnes se retrouveront à 14h00 pour la seconde lecture de la note des deux co-formateurs et précisément ses aspects budgétaires.

De bonne source, on indiquait dimanche que "cela avance".

Mais les négociateurs devraient recevoir au cours des prochains jours de nouvelles prévisions économiques qui "ne devraient pas être bonnes". "Mais on anticipe la présomption que les chiffres ne seront pas bons", à l'image de ce qui se passe dans les pays voisins, a-t-on souligné de même source.

L'Allemagne, premier partenaire commercial de la Belgique, a ainsi connu un brutal coup de frein à la croissance au deuxième trimestre de cette année, avec un repli de 0,2% du PIB après +0,7% au premier trimestre.

Quant à la France, elle a enregistré une croissance nulle et un record historique de chômage (plus de 10%), alors que le déficit public devrait atteindre 4% du PIB en 2014.

Belga

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