Paul Magnette : "Nous ne sommes pas contre le principe d'un traité avec le Canada"

19/10/16 à 10:59 - Mise à jour à 14:00

Source: Le Vif

Le ministre-président de la Wallonie Paul Magnette était l'invité de La Première ce mercredi. Il est revenu sur le veto du parlement wallon au CETA, le traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada.

Paul Magnette : "Nous ne sommes pas contre le principe d'un traité avec le Canada"

© Belga Image

L'Europe donne jusqu'à vendredi à la Belgique pour signer le CETA, le traité de libre-échange avec le Canada auquel le parlement wallon a mis son veto la semaine dernière. Mais le ministre-président wallon Paul Magnette va-t-il céder à la pression ? La réponse est clairement non : "on ne pourra pas signer d'ici vendredi. (...) Ce n'est pas raisonnable." Le socialiste mesure les conséquences politiques de ce "non".

Pour lui, "il serait raisonnable d'organiser le report du sommet", confie-t-il sur La Première. Il refuse de "tout accepter" par amitié avec le Canada. Le traité comporte des problèmes de fond, notamment les tribunaux d'arbitrage, qui nécessitent des modifications plus profondes plutôt qu'une échéance repoussée de quelques jours. "Cela fait un an que j'ai indiqué à la commissaire Cecilia Malmström les problèmes majeurs que j'avais avec ce traité. Mais, pendant un an, l'attitude de la Commission a été de nous dire que nous n'avions pas compris les clauses du traité et qu'il suffisait de nous les réexpliquer ", précise-t-il.

Magnette nuance : la Wallonie n'est absolument pas contre les traités de commerce, mais ici c'est le contenu qui fait défaut. "Il faut aider les entreprises wallonnes à exporter davantage. On ne cesse de se battre pour attirer davantage d'investissements donc on n'est évidemment pas contre le principe d'un traité de commerce avec le Canada." Selon lui, le traité en l'état présente de "vraies menaces pour les normes sociales, les normes environnementales...". Il ne ferme cependant pas la porte à des négociations qui, dans les prochaines semaines, pourraient déboucher sur un accord plus acceptable.

Nos partenaires