Paul Magnette met en garde contre une reprise trop rapide des négociations

24/11/11 à 08:41 - Mise à jour à 08:41

Source: Le Vif

"La pire des choses" pour la formation d'un gouvernement serait de se remettre immédiatement à la table des négociations et constater un blocage dans les heures à venir, a prévenu ce jeudi le ministre Paul Magnette (PS).

Paul Magnette met en garde contre une reprise trop rapide des négociations

© BELGA

Le formateur Elio Di Rupo, à qui le Roi a demandé mercredi soir de poursuivre sa mission malgré sa volonté de démissionner, a obtenu un "bref délai de réflexion" pour vérifier la possibilité d'accord entre les six partis impliqués dans les négociations gouvernementales (PS, CD&V, MR, Open Vld, sp.a, cdH).

"Il ne faudra pas réfléchir longtemps, mais avant de se remettre à table, il faut vérifier la volonté d'aboutir des six partis", a commenté le ministre du gouvernement d'affaires courantes Paul Magnette, sur les ondes de La Première (RTBF).

A ses yeux, "le pire signal qui pourrait être envoyé à l'extérieur" serait de se remettre à table et "dans 24 ou 48 heures, constater qu'il y a à nouveau un blocage".

Soulignant les efforts déjà réalisés par le PS, Paul Magnette a jugé que les marges de négociations devenaient très étroites, "mais il ne faut pas dire qu'il n'y en a pas".

"On ne ferme la porte à rien, mais il faut se rendre compte de ce qui a déjà été fait", a-t-il commenté, mettant en garde contre une réduction supplémentaire des dépenses qui affaiblirait la qualité des services au public.

Paul Magnette a relativisé la pression internationale relative à la hausse du taux des obligations belges à 10 ans. Cette hausse se constate aussi dans des pays voisins et varie d'un jour à l'autre, a-t-il relevé. "On ne peut pas nous demander, sous prétexte qu'il y a une pression internationale, de sacrifier des acquis sociaux et des services au public (...) ou de se voir imposer l'intégralité d'un programme politique", a-t-il commenté.

A cet égard, le ministre socialiste s'en est pris à la Commission européenne, jugée "parfois trop intrusive lorsqu'elle dit quelles réformes faire dans les pays". "Si la Commission veut s'attaquer à l'indexation (automatique des salaires en Belgique), qu'elle commence par celle des salaires des fonctionnaires européens, là il y a de la marge", a lancé Paul Magnette.

Levif.be, avec Belga

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