Paul Magnette: "L'accord de Paris, c'est l'anti-Ceta"

18/11/16 à 14:37 - Mise à jour à 14:37

Source: Belga

Le ministre-président wallon Paul Magnette a loué, vendredi à Marrakech, la transparence qui prévaut dans le cadre des négociations climatiques internationales et qui tranche, selon lui, avec le secret et "l'opacité" entourant la négociation d'accords commerciaux, comme le Ceta ou le TTIP.

Paul Magnette: "L'accord de Paris, c'est l'anti-Ceta"

Paul Magnette © BELGA

"L'accord de Paris, c'est l'anti-Ceta au point de vue de la méthode", a-t-il déclaré à l'agence Belga, alors que se termine vendredi la 22e conférence des Nations unies sur le climat à Marrakech (COP22).

Selon le ministre-président wallon, la transparence a prouvé son efficacité avec l'adoption de l'accord de Paris, premier accord universel sur le climat entré en vigueur le 4 novembre en un temps record et désormais ratifié par 111 pays.

Paul Magnette souligne que dans le cadre des négociations climatiques, la Commission européenne organise régulièrement -quotidiennement lors d'une COP- des réunions de coordination intra-européenne avec les délégations des Etats-membres, alors que pendant les négociations sur des traités commerciaux, cette même Commission se contente d'"un simulacre" de consultation de la société civile. "La DG Commerce ferait bien de s'inspirer de la DG environnement", suggère le ministre-président wallon.

Quelques semaines après l'opposition wallonne -finalement levée après l'obtention de certains aménagements- à la signature du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, M. Magnette a profité de la COP22 pour rencontrer le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard. "Il a remercié la Wallonie d'avoir permis d'améliorer le Ceta", poursuit le ministre-président wallon, ajoutant que les difficultés s'étaient manifestées au sein de l'UE mais n'avaient jamais existé avec le Canada.

L'attitude wallonne avant la signature du Ceta a semble-t-il été appréciée jusqu'en Amazonie puisque Paul Magnette s'est vu remettre vendredi à Marrakech une missive signée par le dirigeant du peuple Kichwa de Sarayaku. Il y exprime notamment son "admiration" pour la décision wallonne qualifiée de "rempart" et d'"exemple de dignité dans la défense des principes démocratiques et constitutionnels pour la sauvegarde d'un équilibre économique équitable."

Nos partenaires