"Pas le moindre doute: la N-VA est un parti démocratique", estime Michel

13/09/15 à 16:34 - Mise à jour à 16:34

Source: Belga

Il n'y a pas le moindre doute sur le caractère démocratique de la N-VA, souligné dimanche le premier ministre, Charles Michel, invité du journal de RTL-TVi.

"Pas le moindre doute: la N-VA est un parti démocratique", estime Michel

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Les déclarations du président de la N-VA ou de certains ministres de son parti, en particulier le secrétaire d'Etat Theo Francken et la ministre flamande Liesbeth Homans ont enflammé le débat sur les réfugiés ces derniers jours. Les tensions entre la Ville de Bruxelles et M. Francken ont encore avivé le feu. L'opposition a vivement dénoncé les propos et la gestion de la crise par les nationalistes flamands. Dans la majorité, certains ont également grincé des dents. Interrogé dans "Het Nieuwsblad", le président du CD&V a jugé que les nationalistes flamands empoisonnaient l'opinion publique.

Le premier ministre a insisté sur l'action et les décisions prises par son gouvernement. "Je veux que l'on décide, que l'on travaille pour améliorer la situation", a-t-il dit.

A ses yeux, il est normal qu'il y ait un débat entre les trois partis flamands de la majorité. Quant à la N-VA, celle-ci a déjà gouverné avec les socialistes à la Communauté flamande durant plusieurs législatures et elle participe à de nombreuses majorités communales, a-t-il rappelé. Si la N-VA n'était pas démocratique, le MR n'aurait d'ailleurs jamais formé un gouvernement fédéral avec elle, a-t-il ajouté.

Statut social à part pour les réfugiés

Parmi les déclarations qui ont provoqué un tollé, figure la proposition d'un statut social à part pour les réfugiés, formulée par Bart De Wever. La N-VA ne l'a pas abandonnée.

"Si l'on ne prend pas de mesures maintenant, on mettra le système sous pression. Alors, on a le choix: ou l'on construit maintenant un mur autour du système de sécurité sociale, ou l'on construit un mur autour du pays. Et nous ne voulons pas de la seconde option", a déclaré la députée Sarah Smeyers sur le plateau de la VRT. Et d'ajouter: "ce que dit Bart De Wever, c'est ce que devrait faire tout bon décideur, et c'est prévoir".

"Impossible légalement et réprouvable moralement", a répondu Nahima Lanjri (CD&V) qui refuse de considérer les réfugiés comme des citoyens de second rang.

L'Open Vld, qui a paru s'inscrire au début dans les propos des nationalistes, a pris ses distances. Le parti n'a jamais plaidé pour un statut A et un statut B, a affirmé le chef de groupe Patrick Dewael. "Le débat doit être élargi. Nous devons donner plus rapidement la chance à ces gens de pouvoir travailler. Il sera alors question de droits et de devoirs, et l'opinion publique réagira plus généreusement."

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