Pas dit que l'interdiction des perquisitions de nuit a permis la fuite d'Abdeslam

17/12/15 à 18:18 - Mise à jour à 18:18

Source: Belga

(Belga) Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) a nié jeudi à la Chambre avoir déclaré que le suspect recherché pour terrorisme Salah Abdeslam avait pu échapper à la police à cause de l'interdiction d'effectuer des perquisitions la nuit. Le ministre a également affirmé n'avoir jamais déclaré qu'Abdeslam était présent à Molenbeek le 16 novembre, mais qu'il avait seulement fait allusion à une possible présence du suspect, ce que les services de sécurité devaient prendre en compte.

Pas dit que l'interdiction des perquisitions de nuit a permis la fuite d'Abdeslam

Pas dit que l'interdiction des perquisitions de nuit a permis la fuite d'Abdeslam © BELGA

Le ministre Geens a essuyé de vives critiques jeudi à la Chambre à la suite de propos tenus dans l'émission "Faroek" sur VTM, au sujet d'une perquisition effectuée à Molenbeek le lundi 16 novembre. La discussion a tourné autour du fait de savoir si Salah Abdeslam, principal suspect recherché dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris, se trouvait bien à Bruxelles la veille de la perquisition et s'il avait pu échapper à la police en raison de l'interdiction légale de perquisitionner la nuit. Du côté de la majorité, Carina Van Cauter (Open Vld) a estimé que le secret de l'enquête s'applique si la police et le parquet sont sur une piste. "Une chose est claire dans une enquête en cours: le silence est d'or", a-t-elle indiqué. Les partis d'opposition ne se sont pas montrés convaincus par les propos de M. Geens. "Vous ne luttez pas contre le terrorisme pour rechercher le buzz médiatique. La lutte contre la terreur n'a pas besoin de show médiatique", a lancé Özlem Özen (PS). Son collègue Gilles Vanden Burre (Ecolo) a souligné que l'opposition avait toujours compris et respecté le fait qu'il est impossible de tout communiquer sur une enquête en cours. "Mais, en une interview, vous brisez le silence. Cessez cet amateurisme dans la communication", a-t-il exhorté. Hans Bonte (sp.a) a pour sa part voulu savoir s'il était vrai que le "suspect numéro un en Europe" a pu échapper aux services de police en se cachant dans une armoire. "Vous ne pouvez pas répondre parce qu'il ne s'est pas passé ce qu'il devait se passer. Chaque bourgmestre sait que, lorsqu'il existe un danger, on établit un périmètre de sécurité. Qui est responsable de cette bévue élémentaire?", s'est-il interrogé. (Belga)

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