Pas d'accord au sein du Groupe des 10

10/10/15 à 10:53 - Mise à jour à 10:53

Source: Belga

Les partenaires sociaux réunis au sein du Groupe des 10 ne sont pas parvenus à conclure un accord concernant le rendement des pensions complémentaires. Les divergences entre syndicats et employeurs étaient trop importantes, ont indiqué vendredi soir plusieurs sources. La présidente du Groupe des 10 a informé le gouvernement de l'échec de la concertation.

Pas d'accord au sein du Groupe des 10

Daniel Bacquelaine © Belga

Au lendemain de la manifestation nationale qui avait rassemblé plus de 80.000 personnes à Bruxelles mercredi, les partenaires sociaux s'étaient réunis afin de tenter de dégager un accord sur une série de dossiers. Le plus important d'entre eux concernait la pension complémentaire, la faiblesse actuelle des taux rendant intenables - selon les employeurs - les garanties légales de rendement (3,25% sur les contributions patronales et 3,75% sur les contributions personnelles). La présidente du Groupe des 10, Michèle Sioen, a indiqué au gouvernement que la concertation sociale n'a pas permis d'atteindre un accord. "Nous regrettons que nous ne sommes pas parvenus à obtenir un compromis avec les éléments qui se trouvaient aujourd'hui sur la table", ont commenté les employeurs. La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine, a regretté dans un communiqué l'absence d'accord entre les partenaires sociaux sur la garantie de rendement. "Je prendrai cependant mes responsabilités car il est impératif de trouver rapidement une solution pour ne pas compromettre le développement des pensions complémentaires. Je présenterai, dans les prochaines semaines, un projet qui tienne compte des préoccupations exprimées de part et d'autre. Nous devons redonner confiance dans les pensions complémentaires à tous les acteurs, travailleurs, employeurs, secteurs et organismes de pension pour poursuivre le développement de celles-ci", a indiqué M. Bacquelaine. Les syndicats consulteront mardi leurs instances, car ils jugent que ce qui se trouve actuellement sur la table est trop éloigné de leur mandat.

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