Paradise Papers: "Les investissements via les paradis fiscaux ne sont ni sociaux ni durables", dénonce Oxfam

08/11/17 à 18:52 - Mise à jour à 18:54

Source: Belga

(Belga) Oxfam Solidarité déplore le fait que la SBI, ou "Société belge d'investissement", soit citée dans le dossier des Paradise Papers. La SBI détiendrait un intérêt financier dans une société dénommée "Infra Asia Development (Vietnam) Limited", immatriculée aux îles Vierges britanniques, juridiction qui figure sur la liste noire belge des paradis fiscaux, écrivaient mercredi matin Le Soir, De Tijd et Knack. "Les investissements via les paradis fiscaux ne sont ni sociaux ni durables. Les paradis fiscaux ne sont pas transparents et diminuent les rentrées fiscales des pays en voie de développement", s'insurge Oxfam mercredi dans un communiqué.

Oxfam se dit choqué par le fait que l'Etat belge est lui-même cité dans le scandale des Paradise Papers. L'ONG appelle dès lors le gouvernement à interdire les investissements publics via les paradis fiscaux. "Il y aura une enquête sur les pertes de revenus potentielles au Vietnam. Et, de manière plus générale, nous plaidons en faveur d'un contrôle plus strict des sociétés étrangères contrôlées (CFC), une mesure visant les bénéfices envoyés vers les paradis fiscaux", indique Oxfam. L'organisation souligne également l'importance des pertes de revenus dues à l'évasion fiscale des multinationales pour les pays en voie de développement. Celles-ci sont évaluées à 100 milliards de dollars par an. "Un tiers de ce montant serait pourtant suffisant pour sauver 8 millions de femmes et d'enfants via des investissements dans les soins de santé", estime Oxfam. (Belga)

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