Paradise Papers: "Des constructions anciennes qui sont enfin attaquées", s'exprime Van Overtveldt

07/11/17 à 16:04 - Mise à jour à 16:06

Source: Belga

(Belga) Les montages mis au jour par les Paradise Papers n'ont rien de nouveau, estime mardi le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA). "Ce qui est nouveau, c'est qu'ils sont attaqués", fait-il valoir, ajoutant que la Belgique constitue un exemple en matière fiscale, tant du point de vue intérieur qu'extérieur.

Après les Swiss Leaks, les Lux Leaks ou encore les Panama Papers, c'est au tour du scandale des Paradise Papers d'éclater dans les médias du monde entier. Ce type de montages n'a rien de nouveau, estime le grand argentier du gouvernement. Cependant, ils font aujourd'hui l'objet d'attaques de la part des autorités, ce qui n'a pas toujours été le cas dans le passé, fait-il remarquer. "Etant donné que les constructions fiscales issues de ces différentes fuites existent depuis de nombreuses années, je m'étonne d'entendre les réactions indignées de certains membres de l'opposition, qui ont approuvé cette politique par le passé", explique M. Van Overtveldt. Selon lui, le gouvernement fédéral ne se contente pas de distiller de beaux discours à ce sujet, mais entreprend également des actions "afin de combattre la fraude et s'opposer à l'évasion fiscale". Le ministre met ainsi en avant la taxe sur les montages dans les paradis fiscaux, dite taxe Caïman. Cet impôt sera encore renforcé, a insisté M. Van Overtveldt. "On fait souvent injustement souffler un vent de confusion sur son impact budgétaire, mais son introduction est un fait et elle ne restera pas sans effet. L'effet dissuasif ne doit pas être sous-estimé. Nous franchissons ainsi de grands pas vers plus de justice fiscale." Un tel combat doit être mené à l'échelle internationale. "L'optimisation fiscale ne s'arrête pas aux frontières", ajoute le nationaliste, qui souligne la participation active de la Belgique à plusieurs initiatives de l'OCDE et de la Commission européenne. "La Belgique a par exemple été le premier pays qui a spontanément partagé des informations sur les rulings avec d'autres Etats membres." A côté de l'optimisation fiscale, il existe également plusieurs cas manifestes de fraude et d'évasion. Ceux-ci sont pris à bras-le-corps par les autorités, assure M. Van Overtveldt. "Aussi bien le nombre de dossiers traités que les montants des sanctions ainsi que les encaissements effectifs sont à un niveau record." (Belga)

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