Panama Papers - Pour Madrid, le Panama n'est pas un paradis fiscal

11/04/16 à 18:02 - Mise à jour à 18:02

Source: Belga

(Belga) L'Espagne considère que le Panama n'est pas un paradis fiscal, a réitéré lundi son ministre de la Justice, après la diffusion des "Panama papers" ayant conduit la France à replacer ce pays sur sa liste noire de paradis fiscaux.

Cette déclaration survient alors que le grand quotidien El Mundo (centre-droite) a signé lundi un éditorial demandant à l'Espagne de faire de même, accusant Madrid d'avoir retiré le Panama de sa liste noire en 2011 pour bénéficier de juteux contrats liés à l'élargissement du canal. "Il ne me semble pas que le Panama soit un paradis fiscal, dans la mesure où il existe les garanties d'un Etat de droit", a déclaré le ministre espagnol de la Justice Rafael Catala devant des journalistes, avant d'ajouter: "Ce qu'il y a, c'est que c'est un système fiscal différent, une culture juridique différente". Un paradis fiscal applique en général un taux d'imposition nul aux non résidents et la transparence en matière fiscale y est faible, de même que les échanges d'information avec d'autres pays. Le 8 avril, la France a annoncé qu'elle replacerait en 2017 le petit pays latino-américain sur la liste des paradis fiscaux dont elle l'avait retiré en 2012 et demanderait à l'OCDE d'en faire autant. Le quotidien El Mundo (centre-droite) assure lui que Madrid, en retirant le Panama de sa liste noire, "a cédé au chantage des autorités panaméennes pour que les entreprises du BTP espagnoles puissent accéder à un contrat de plus de deux milliards d'euros pour l'élargissement du canal du Panama". (Belga)

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