Ouragan Matthew - Après l'ouragan, le président haïtien veut que l'aide soit temporaire

12/10/16 à 06:35 - Mise à jour à 06:36

Source: Belga

(Belga) Le président provisoire haïtien Jocelerme Privert considère le passage de l'ouragan Matthew comme un "désastre écologique" et assure que les sinistrés vont être aidés, tout en estimant que la période d'urgence humanitaire ne doit pas s'éterniser.

Ouragan Matthew - Après l'ouragan, le président haïtien veut que l'aide soit temporaire

Ouragan Matthew - Après l'ouragan, le président haïtien veut que l'aide soit temporaire © BELGA

"Ce que j'ai constaté de visu à travers les trois survols que j'ai fait, c'est un véritable désastre écologique dans le département de la Grande Anse", a déclaré mardi Jocelerme Privert à plusieurs médias étrangers, dont l'AFP. Situé sur la trajectoire directe de l'ouragan, ce département du sud-ouest d'Haïti a été le plus affecté: les autorités y ont recensé 244 morts et 97 blessés. Au total, selon le dernier bilan mardi de la protection civile haïtienne, il y a au moins 473 morts et 75 disparus. A cause des très nombreuses maisons détruites et des inondations, plus de 175.500 sinistrés se trouvaient encore mardi dans des refuges temporaires. Ceci pile une semaine après l'arrivée de l'ouragan sur le pays. "Les gens qui sont dans les abris, il faut les nourrir, leur donner de l'eau à boire. Il faut leur donner des médicaments pour éviter cette propagation du choléra", a affirmé M. Privert. Près de 150 cas suspects de choléra ont été recensés depuis une semaine dans le département de la Grande Anse, et une cinquantaine dans celui du Sud. Depuis octobre 2010, l'épidémie a fait près de 10.000 morts et --avant même le passage de Matthew-- avec toujours plus de 500 cas par semaine, le pays faisait déjà face à la pire épidémie de l'histoire récente à l'échelle mondiale. Le président provisoire a assuré que les populations sinistrées allaient recevoir de l'aide mais, dans le même temps, il a affirmé ne pas vouloir pérenniser l'assistance humanitaire. "Si nous persistons à apporter de l'aide alimentaire urgente aux personnes victimes, sans prendre des mesures pour les recapitaliser, pour qu'il y ait une circulation d'argent dans les régions affectées, le risque d'un exode vers les grandes villes est toujours là", a prévenu M. Privert. (Belga)

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