Jacques De Decker
Jacques De Decker
Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique
Opinion

06/09/16 à 07:45 - Mise à jour à 07/09/16 à 07:53

Où sont passés les marronniers chers aux médias?

Longtemps, les journaux paressaient l'été. Ce n'est pas une coquille : ils paraissaient toujours, mais se donnaient le temps de paresser. Les journalistes s'octroyaient des vacances comme tout le monde, ouvraient leurs colonnes à des débutants, à des stagiaires, qui n'avaient pas toujours le temps de signer leurs articles, mais étaient tout heureux qu'on prenne leur copie. Les aînés, les vétérans, les chefs prenaient le temps de souffler. Et puis, on avait recours aux marronniers.

C'étaient ces thèmes récurrents, prévisibles, qu'on pouvait préparer à l'aise, qu'on peaufinait même, et qui avaient l'avantage d'être intemporels. Non que le genre ait disparu : on a pu lire, cet été encore, dans les quotidiens, les hebdos, les périodiques, de ces papiers très soignés qui trouvaient de la place au fil des pages. Mais ils se sentent de plus en plus bousculés, voire à l'étroit.
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