Oser changer de voiture sans crainte de ne pouvoir la rembourser ?

03/05/13 à 16:10 - Mise à jour à 16:10

Source: Le Vif

Dans la plupart des concessions automobiles, on fait grise mine. De nombreux clients ont bien envie de changer de voiture mais au vu des perspectives économique moroses, ils sont très nombreux à hésiter. L'importateur et concessionaire D'Ieteren se montre proactif pour contourner cette difficulté et soutenir ses ventes en proposant à ses clients une couverture "perte d'emploi".

Oser changer de voiture sans crainte de ne pouvoir la rembourser ?

© Thinkstock

Acheter une automobile, cela signifie s'engager sur 24, 36, 42 ou 60 mois, de nombreux acheteurs diffèrent par conséquent leur acquisition (ou y renoncent carrément), tant les perspectives économiques semblent moroses et l'emploi fragile. Pas mal de gens hésitent donc à s'endetter pour acheter une nouvelle voiture, de peur de ne pas arriver à pouvoir honorer les mensualités du crédit consécutivement à la perte de leur emploi. Agir de la sorte est signe de prudence, sans aucun doute. Reste qu'à l'échelon macroéconomique, tout cela ne va pas sans poser problème : les constructeurs automobiles tirent la langue et leurs fournisseurs en amont (sidérurgie,...) en subissent à leur tour les conséquences (chômage économique,...).

D'Ieteren, gros opérateur national (importateur de VW, Audi, Skoda, etc, et propriétaire de quelques grosses concessions automobiles), s'est montré proactif pour contourner cette difficulté et soutenir ses ventes. Il a en effet négocié avec la compagnie d'assurances Cardif une couverture "Job protection", laquelle prend à sa charge les mensualités du crédit en cas de perte d'emploi de ses clients. En cas de souscription, les mensualités du crédit sont simplement majorées de 3 %.

Cette garantie peut être souscrite dans un contexte somme toute assez large : être âgé de plus de 21 ans, être engagé sous contrat d'emploi (au sens de la loi du 3 juillet 1978) à durée indéterminée (à temps plein ou à temps partiel) et, en cas de licenciement, pouvoir prétendre à des indemnités de chômage (conformément à l'AR du 25/11/1991 et l'AM du 26/11/1991), avoir terminé la période d'essai depuis plus de 6 mois, ne pas être l'objet d'une procédure de licenciement au moment de la signature du contrat d'assurance. De quoi donc permettre aux commerciaux d'avoir ainsi entre leurs mains un outil de persuasion supplémentaire à l'égard de celles et ceux qui ont peur de franchir le cap de leurs craintes...

Du côté des courtiers d'assurances, on nous dit ne pas (encore) connaître la formule. "Cependant, elle ne va pas sans poser un problème d'anti sélection où seuls les "mauvais risques" seraient couverts", explique Patrick Cauwert, CEO de Feprabel (le "syndicat" des courtiers). Effectivement, on imagine mal les fonctionnaires nommés souscrire ce genre de contrat. Il s'agit là d'une activité de niche. "Au-delà, cette couverture me donne l'impression de répondre plus à un besoin social qu'assurantiel, conclut Patrick Cauwert. Il en va de même avec les couvertures (de la Région wallonne) qui garantissent les mensualités d'un crédit hypothécaire..."

Jean Marc Damry

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