"One planet summit" à Paris - Michel salue l'initiative de Macron et reconnaît que "cela ne va pas assez vite"

12/12/17 à 18:53 - Mise à jour à 18:54

Source: Belga

(Belga) Charles Michel a salué "l'initiative courageuse" du président français Emmanuel Macron, qui a convié mardi à Paris un sommet sur le climat. Le Premier ministre belge a également reconnu que l'action collective contre le réchauffement climatique n'allait pas assez vite.

Lors de son discours, prononcé devant des dizaines de dirigeants du monde entier, M. Macron a souligné l'urgence de la situation à laquelle fait face la communauté internationale. "On est en train de perdre la bataille" contre le réchauffement climatique, a averti le président français. Un constat partagé par le Premier ministre belge. "La lucidité est la première exigence à avoir. Deux ans après l'Accord de Paris, cela ne va pas assez vite, pas assez fort", a reconnu Charles Michel. Le Premier ministre a salué dans la foulée "le leadership" du président français, qui a permis de faire à nouveau de Paris une "capitale du climat", deux ans jour pour jour après l'adoption de l'Accord de Paris en décembre 2015, lors de la COP21. Le "One planet summit" de ce mardi a rassemblé en bord de Seine des responsables politiques, chefs d'entreprises, acteurs de la finance, des ONG... Un sommet à l'initiative de Macron, co-organisé par l'Onu et la Banque mondiale, qui a également veillé à ce que "l'Amérique soit représentée" même si Donald Trump et son administration ne sont pas présents dans la capitale française. Comme à la COP23 à Bonn, plusieurs personnalités américaines, comme le milliardaire Bill Gates, l'acteur et ancien gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, ou le milliardaire et ancien maire de New York, Michael Bloomberg, ont tenté, une nouvelle fois, de démontrer que l'Amérique poursuit ses efforts pour le climat, malgré l'annonce par le président Trump de sa volonté de faire sortir les Etats-Unis de l'Accord de Paris. Des sommets comme celui de ce mardi permettent enfin aux leaders politiques de "s'engager publiquement, devant témoins" et représentent donc bien davantage qu'un simple exercice de communication, selon Charles Michel, qui évoque "un momentum de réveil collectif". (Belga)

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