On meurt moins prématurément en Flandre qu'en Wallonie

11/06/15 à 12:04 - Mise à jour à 12:04

Source: Belga

Les taux de mortalité prématurée, soit avant 75 ans, sont assez inégaux en Belgique, relève l'Institut de Santé publique dans sa cartographie, réalisée conjointement avec la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et publiée jeudi.

On meurt moins prématurément en Flandre qu'en Wallonie

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Des disparités existent notamment entre les hommes et les femmes, puisqu'ils sont près de deux fois plus nombreux à décéder avant 75 ans, mais également entre la Flandre et la Wallonie.

Bien que les décès prématurés aient diminué de 25% entre 1993 et 2009, la Belgique fait globalement figure de mauvais élève dans les pays de l'Europe des 15. Elle y détient le 3e taux le plus élevé de mortalité prématurée chez les hommes, et le 4e en ce qui concerne les femmes.

A l'intérieur des frontières, la situation n'est cependant pas sombre pour toutes les régions. On constate notamment que le taux de mortalité des hommes est 40% plus élevé au Sud qu'au Nord du pays, et de 30% pour la gent féminine. Et les disparités sont encore plus importantes entre arrondissements administratifs puisqu'elles peuvent atteindre 80% pour les hommes et 60% pour les femmes.

C'est dans le Hainaut que les décès prématurés sont les plus nombreux chez les hommes, particulièrement dans les régions de Mons et de Charleroi. A l'opposé, les taux les plus bas sont remarqués à Maaseik, Halle-Vilvorde et Roulers.

En Wallonie, seul l'arrondissement de Nivelles tire son épingle du jeu et se fond dans les taux flamands.

L'étude menée par l'ISP en collaboration avec la VUB révèle également un gradient ouest-est parallèle à la frontière franco-belge, qui diminue en direction du nord-est, pour la mortalité prématurée associée à plusieurs types de cancers. Il s'agit entre autres des cancers des lèvres, de la bouche, du pharynx, du larynx et de l'oesophage. Des cancers pour lesquels "la (sur)consommation conjointe d'alcool et de tabac constitue le principal facteur de risque", indique l'ISP, précisant que les autres cancers ne semblent pas montrer de configuration géographique particulière.

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