Olivier Chastel: "Thiéry reste le seul bourgmestre légitime de Linkebeek"

05/10/15 à 17:45 - Mise à jour à 18:40

Source: Belga

Le président du MR Olivier Chastel a assuré lundi après-midi l'ex-bourgmestre de Linkebeek Damien Thiéry du soutien de l'entièreté du Mouvement réformateur dans le combat qu'il continue de mener pour la défense des intérêts des francophones de sa commune, un bras de fer qui l'oppose à la ministre flamande des Affaires Intérieures Liesbeth Homans.

Olivier Chastel: "Thiéry reste le seul bourgmestre légitime de Linkebeek"

Celle-ci a nommé dimanche Eric De Bruycker, conseiller néerlandophone de la liste d'opposition Pro Link, bourgmestre.

"Pour le MR, Damien Thiéry reste le seul bourgmestre légitime de Linkebeek. Nous réfléchissons avec lui à des solutions pour sortir de cette crise et le rétablir dans ses droits, dans l'intérêt de la population linkebeekoise qui s'est massivement prononcée en sa faveur et en faveur de son équipe en 2012 et qui n'accepte pas que le choix démocratique qu'elle a posé soit ainsi bafoué par la ministre Liesbeth Homans", a indiqué le parti dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion entre les deux hommes.

Comme le MR, Damien Thiéry a précisé qu'ils se donnait le temps d'analyser, avec une équipe d'avocats, les meilleures voies de recours. Il n'a pas totalement exclu l'hypothèse de l'organisation d'un nouveau scrutin et rappelé, que "légaliste, il respectait l'arrêt du Conseil d'Etat".

Pour Olivier Chastel et Damien Thiéry, la gestion de la commune est "gravement menacée, vu l'inexpérience du bourgmestre désigné par le gouvernement flamand, son très faible soutien populaire et l'absence de relais dont il dispose au sein du collège et du conseil communal".

"M. De Bruycker a voulu solutionner le problème de Mme Homans, sans se rendre compte de l'engrenage dans lequel il a mis le pied", a commenté Damien Thiéry, précisant que "l'opposition ne viendra pas faire la loi à Linkebeek".

M. Thiéry a souligné qu'à ses yeux, le problème ne concernait "pas le fédéral".

Le MR a enfin affirmé que "face au geste inacceptable posé hier, la résignation ne sera pas notre choix".

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