Offensive linguistique des nationalistes flamands à Bruxelles

15/11/16 à 15:04 - Mise à jour à 15:52

Source: Belga

Les deux partis nationalistes flamands ont pris mardi des initiatives visant la législation linguistique à Bruxelles. La N-VA demande la suspension du bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, Olivier Maingain, également président de DéFI.

Offensive linguistique des nationalistes flamands à Bruxelles

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Le Vlaams Belang a annoncé de son côté qu'il introduisait un recours à la Cour constitutionnelle et le Conseil d'Etat contre l'ordonnance qui simplifie la tutelle du gouvernement bruxellois sur les communes parce qu'elle affaiblirait le contrôle des lois linguistiques.

La N-VA vise la diffusion de "Wolu Info", journal de la commune, en des versions françaises et néerlandaises distinctes, illégale selon les partis flamands. Elle accuse le ministre-président Rudi Vervoort de ne pas avoir fait cesser cette pratique et d'avoir approuvé les comptes de Woluwe-Saint-Lambert. Interpellé en commission du parlement régional, M. Vervoort a fait remarquer que la notification du gouvernement précisait que cette dépense devait cesser sous peine de ne plus approuver les comptes. "Nous allons un pas plus loin", a-t-il souligné.

"Il est grand temps que le gouvernement bruxellois donne le signal qu'il ne tolère plus le comportement de Maingain", a répondu la députée Liesbet Dhaene, avant d'exhorter l'exécutif à défendre les droits des néerlandophones de la capitale.

Quant au Vlaams Belang, il conteste l'ordonnance votée le 23 juin par le parlement bruxellois lue en combinaison avec une circulaire du gouvernement du 8 septembre. La tutelle d'approbation de toutes les nominations de personnel est supprimée, les délais d'annulation et de suspension sont réduits et les communications, informations et formulaires à destination de la population ne sont plus soumis à la tutelle générale.

Le parti d'extrême-droite a annoncé ce recours à l'occasion de la présentation d'un livre de l'une des ses parlementaires -la députée fédérale Barbara Pas- qui a accusé la N-VA d'étouffer tout débat communautaire depuis qu'elle siège dans le gouvernement Michel.

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