Numéros Inami : "C'est un compromis politique"

18/09/16 à 15:30 - Mise à jour à 15:36

Source: Belga

(Belga) La ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open Vld), a reconnu dimanche que la décision du gouvernement sur les quotas de numéros Inami pour l'année 2022 était le fruit d'un compromis politique. La Commission de planification de l'offre médicale avait pourtant proposé une clé de répartition, fondée sur une évaluation scientifique, qui n'a pas été suivie en tant que telle.

Numéros Inami : "C'est un compromis politique"

Numéros Inami : "C'est un compromis politique" © BELGA

La Commission a recommandé avant les vacances une répartition 53,5/46,5 entre la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles des numéros Inami des étudiants en médecine qui termineront leur cursus en 2022. La proposition a fait hurler la N-VA et suscité les réticences du CD&V. L'ancienne clé 60/40 a été maintenue. Les libéraux ont défendu cette nouvelle clé sans manifestement convaincre leurs partenaires de coalition. "C'est un compromis politique. On se trouve avec quatre partis. Il y en avait d'autres contre la répartition proposée par la Commission de planification. Deux des quatre n'étaient pas d'accord", a souligné Mme De Block sur le plateau d'"A votre avis" (RTBF). Cet écart a ulcéré certains membres de ladite commission. Interrogé dans "Le Soir", le Dr Cédric Hermans (UCL) juge ainsi que les experts ont été "bafoués" et que leur travail a été déconsidéré. Un fait imprévu a pourtant changé la donne et bouleversé les calculs, a fait remarquer le Dr Jacques Brotchi, député MR et membre de la Commission: les recours au Conseil d'Etat des étudiants reçus-collés qui ont mené à l'invalidation du test réalisé à la fin de la première année de médecine en Fédération Wallonie-Bruxelles. Selon lui, près de 250 étudiants en plus poursuivront leurs études. "Nous avons sauvé 36 numéros supplémentaires", a-t-il affirmé sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi). La ministre s'est engagée à donner un numéro aux étudiants qui sont en cours d'études mais elle a posé la condition de l'instauration d'un examen d'entrée du côté francophone, comme c'est le cas en Flandre. "C'est nécessaire d'avoir le même examen d'entrée. On est condamné à travailler ensemble à un plan pour le futur. Avoir tous les ans la même discussion, c'est fatigant", a-t-elle dit. (Belga)

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