Numéro Inami : Marcourt et les doyens francophones souhaitent une rencontre urgente avec De Block

07/11/14 à 19:23 - Mise à jour à 19:23

Source: Belga

Le ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt, et les cinq doyens des facultés de médecine des universités francophones ont sollicité vendredi une rencontre en urgence avec la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, pour trouver des solutions "structurelles" à la crise liée à la limitation des numéros Inami.

Numéro Inami : Marcourt et les doyens francophones souhaitent une rencontre urgente avec De Block

Jean-Claude Marcourt © Belga

M. Marcourt (PS) a rencontré les doyens des facultés de médecine "afin de tenter de répondre aux inquiétudes légitimes des étudiants qui, en raison du numerus clausus imposé par le fédéral, risquent demain de ne pas pouvoir exercer la médecine alors qu'ils sont dans leurs dernières années d'étude", a indiqué son cabinet dans un communiqué. Plusieurs centaines d'étudiants francophones et néerlandophones sont concernés par cette situation que le ministre a qualifiée d'"inacceptable". "Il n'est pas envisageable de laisser les étudiants concernés sans solution", a-t-il souligné.

Les doyens et le ministre Jean-Claude Marcourt, qui ont chacun entrepris des démarches auprès de Mme De Block (Open Vld), "sollicitent de la rencontrer en urgence afin de dégager des solutions structurelles qui devront à la fois prendre en compte la situation des étudiants mais également, à plus long terme, l'impact de ce numerus clausus sur la qualité de la formation et, in fine, sur la qualité des soins offerts à l'ensemble de la population", poursuit le communiqué. Le ministre et les doyens demandent que les réalités objectives, parfois différentes d'une communauté à l'autre, soient prises en considération, comme le vieillissement de la population, les pénuries d'ores et déjà avérées, l'évolution de la charge de travail, la pyramide des âges de la profession qui n'est pas la même en Flandre qu'en Fédération Wallonie-Bruxelles, la présence importante d'étudiants français, etc.

"Autant d'éléments qui doivent permettre de dépassionner le débat et de dépasser les tensions communautaires que d'aucuns souhaiteraient aviver", a-t-on souligné du côté francophone.

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