Nuisances des avions - Le conflit d'intérêts est une tentative de le N-VA de communautariser le débat

29/11/16 à 17:19 - Mise à jour à 17:20

Source: Belga

(Belga) L'intention du ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), d'invoquer le conflit d'intérêts contre la fin, prévue au 1er janvier prochain, de la tolérance bruxelloise sur les normes de bruit des compagnies aériennes survolant la capitale est une manière de communautariser la question, a déploré mardi la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault.

Mme Fremault avait supprimé en juin dernier la tolérance administrative qui permettait aux avions de dépasser, de 9 décibels le jour et de 6 décibels la nuit, les normes de bruit fixées par un arrêté datant de 1999. Elle jugeait que les compagnies aériennes avaient eu 15 ans pour se mettre en conformité avec la législation et que les évolutions technologiques rendaient cette tolérance obsolète. S'estimant lésées, plusieurs compagnies ont saisi le Conseil d'État ces dernières semaines. Sans succès: tant la chambre francophone que la chambre néerlandophone de la juridiction ont jusqu'ici conforté la décision de la Région bruxelloise, souligne Céline Fremault. "Ben Weyts fait fausse route en tentant de mettre à mal notre législation et notre arrêté bruit, qui a souvent été attaqué mais qui n'a jamais été invalidé depuis son entrée en vigueur en 2000", selon la ministre bruxelloise, citée dans un communiqué. Elle rappelle "la nécessité et l'urgence pour le fédéral de réunir toutes les entités fédérées pour tracer les grandes lignes d'une approche équilibrée en matière de survol". "La N-VA ferait mieux de renoncer à la communautarisation de la question et devrait se tourner vers son partenaire MR, en charge du portefeuille de la Mobilité au fédéral, pour le pousser à enfin se pencher sérieusement sur une solution structurelle et équilibrée, qui évite tant les zones les plus densément peuplées à Bruxelles qu'en Flandre", selon Céline Fremault. M. Weyts estime quant à lui que les nouvelles normes auront pour effet de dévier plusieurs vols sur la périphérie flamande de Bruxelles. S'il déclenche le conflit d'intérêts, le comité de concertation disposera de 60 jours pour rendre une décision (toutefois non contraignante). En cas de non-décision, le gouvernement bruxellois pourra poursuivre la politique contestée. Quant au ministre wallon en charge de la politique aéroportuaire René Collin, il a annoncé la semaine dernière avoir sollicité la SOWAER (Société wallonne des aéroports) pour mener une campagne de mesure, dans le Brabant wallon, du bruit dû à l'activité de l'aéroport national (Zaventem). (Belga)

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