Nouveau le 1er janvier - Les sociétés de distribution d'eau Vivaqua et Hydrobru fusionnent à Bruxelles

27/12/17 à 11:24 - Mise à jour à 11:25

Source: Belga

(Belga) Vivaqua et Hydrobru, les deux opérateurs en charge de la distribution de l'eau potable et de l'assainissement des eaux usées en Région bruxelloise, fusionnent au 1er janvier sous l'appellation unique Vivaqua. L'opérateur intégré distribuera désormais l'eau en direct aux ménages bruxellois. Cette fusion-absorption est accompagnée du départ de 15 communes flamandes de l'intercommunale. Cependant, Vivaqua restera le fournisseur exclusif d'eau en gros dans ces communes jusqu'en 2036.

Pour accepter de laisser partir les 15 communes associées du Brabant flamand, Vivaqua a exigé de rester le fournisseur exclusif d'eau en gros sur leur territoire pour un prix fixe en gros de 0,63 euro/m³, soit le tarif accordé à l'intercommunale flamande Farys en 2012, et ce, pendant une période de 18 ans, a précisé Vivaqua. Malgré qu'elles quittent l'intercommunale bruxelloise, ces communes flamandes seront donc toujours fournies en gros par Vivaqua jusqu'en 2036. "Ce contrat de fourniture exclusive d'eau, à un prix déterminé, à volume constant et pendant une longue période permettra à Vivaqua de pérenniser une partie appréciable de son chiffre d'affaires, malgré le départ des 15 communes flamandes de la périphérie", selon l'opérateur. A Bruxelles, le tarif appliqué pour la vente de gros était de 0,80 euro/m³. Mais, en raison de la fusion, ce tarif ne sera pas réellement appliqué étant donné qu'il n'y aura plus de vente d'eau en gros sur le territoire bruxellois. Vivaqua vendra l'eau directement à l'usager final bruxellois. "L'eau sera toujours de l'ordre de 30% plus chère en périphérie flamande qu'à Bruxelles, où le prix restera inchangé", assure Vivaqua. Si la fusion est assurée, les conditions du retrait des communes du Brabant flamand font par contre l'objet de recours en référé de la part des communes bruxelloises de Woluwé-Saint-Lambert et Auderghem devant le tribunal du commerce et le Conseil d'Etat. Selon Olivier Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, l'affaire devrait passer devant le tribunal de commerce vers la mi-janvier, avec un risque d'effet rétroactif si les deux communes obtenaient gain de cause. Les conditions de départ des communes flamandes devraient être revues le cas échéant. (Belga)

Nos partenaires