"Nous avons besoin d'un gouvernement de crise !"

17/11/11 à 13:56 - Mise à jour à 13:56

Source: Le Vif

Le directeur du Knack, Rik Van Cauwelaert, voit le début de la fin s'avancer à grands pas. La pression internationale ne cesse de grandir sur les épaules de la Belgique annonce-t-il sur les ondes la VRT. La Belgique s'approche dangereusement du point ou payer ses dettes deviendra impossible.

"Nous avons besoin d'un gouvernement de crise !"

© Belga

Imaginons que nous arrivions à un accord, est-ce que la suite pourrait se passer rapidement ?
Rik Van Cauwelaert : Le temps que toutes les mesures soient proposées au parlement et devant les différentes commissions, nous serons déjà vers la mi 2012. Le danger est réel que nous nous retrouvions dans la même situation de panique qu'en 2008. Bientôt la Belgique devra faire appel à la Banque Centrale Européenne qui devra racheter les obligations belges hors du marché. Et ça, c'est le début de la fin et on s'en approche dangereusement.

Que doit faire la Belgique ? Des nouvelles élections ou un gouvernement de technocrates comme en Grèce ou en Italie ?
Mettre en place des élections sans auparavant prendre quelques dispositions est très dangereux. Avant tout nous avons besoin de mesures comme l'adaptation de l'index et des prix de l'énergie. Après, nous devons former un gouvernement de crise. Nous trouverons les lignes directrices pour cela à la Banque nationale ou encore au Bureau du Plan. Nous devons retourner aux sources. Pour ce gouvernement de crise, il n'est pas besoin de faire appel à des technocrates apolitiques. On peut trouver des gens dans les diverses familles politiques. Philippe Moureaux au PS par exemple : on peut penser ce qu'on veut sur cet homme, mais il sait prendre des décisions. Même si elles doivent coûter au parti. Jean-Luc Dehaene aussi. Au SP.A on peut trouver quelqu'un comme Frank Vandenbroucke, mais qui, hélas, n'y est plus pour l'instant.

Est-ce qu'il y a quelqu'un autour de la table de négociation qui pourrait rentrer dans ce gouvernement de crise ? Non. Didier Reynders ose prendre des décisions, mais alors dans le mauvais sens du terme.

Et le formateur ?

Il ne peut pas en faire partie. Sa réputation est trop entachée. Chaque jour qui passe voit faiblir son étoile formatrice.

SD

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