Norvège: le gouvernement en danger, son budget dans l'impasse

30/11/16 à 16:20 - Mise à jour à 16:22

Source: Belga

(Belga) Le petit parti démocrate-chrétien norvégien a rompu mercredi les négociations budgétaires avec le gouvernement minoritaire de droite, poussant celui-ci au bord de l'abîme.

Dans la pire des hypothèses pour l'exécutif, cette impasse pourrait entraîner la chute de la coalition regroupant les conservateurs et la droite populiste. Minoritaire au Parlement, le gouvernement de la Première ministre Erna Solberg a jusqu'au 5 décembre pour trouver un accord avec ses alliés centristes, les démocrates-chrétiens et/ou les libéraux, et obtenir une majorité prête à adopter son projet de loi de Finances 2017. Le premier coup dur est tombé mardi quand le Parti libéral a annoncé son retrait des négociations, mécontent de l'insuffisance des mesures visant à endiguer le changement climatique. Dans son projet de budget, le gouvernement, qui regroupe les conservateurs et la droite populiste, propose d'augmenter de 0,35 couronne (4 centimes d'euro) le prix du litre du diesel et de 0,15 couronne celui du litre d'essence, tout en accompagnant cette hausse d'allègements fiscaux pour les automobilistes. Présenté comme non négociable, ce paquet a suscité la colère des libéraux. Mercredi, les démocrates-chrétiens leur ont emboîté le pas et dit "ne pas voir de possibilité d'aller de l'avant" sur un certain nombre de sujets. Mme Solberg a aussitôt invité les dirigeants des deux formations alliées à une nouvelle rencontre. "Je continue de penser qu'il y a une possibilité de trouver une solution budgétaire qui puisse déboucher sur une baisse des émissions à effet de serre, une meilleure compétitivité des entreprises norvégiennes et un meilleur État-providence pour la population norvégienne", a dit la Première ministre lors d'un point de presse. À moins d'un compromis de dernière minute, Mme Solberg pourrait être obligée de poser une question de confiance au Parlement. Une défaite entraînerait des tractations pour former un nouveau gouvernement, potentiellement conduit par les travaillistes, actuellement dans l'opposition. La Constitution norvégienne ne prévoit pas la possibilité d'élections anticipées, les prochaines législatives étant prévues le 11 septembre 2017. (Belga)

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