Nonante-trois journalistes et professionnels des médias tués en 2016, selon la FIJ

30/12/16 à 19:13 - Mise à jour à 19:14

Source: Belga

(Belga) Nonante-trois journalistes et professionnels des médias ont été tués en 2016 dans des attaques ciblées, des attentats à la bombe ou lors de tirs croisés, selon un décompte de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), publié vendredi. Vingt-neuf autres journalistes, parmi lesquels 20 Brésiliens et 9 Russes, ont péri dans deux accidents d'avion, l'un en Colombie et l'autre en Russie.

Les niveaux de violence ont été plus élevés en Afghanistan, au Guatemala, en Irak et au Mexique, des pays en proie à l'extrémisme terroriste, aux conflits armés et au crime organisé. Le Yémen, l'Inde, le Pakistan et la Syrie forment un autre groupe qui n'a connu que peu ou pas de changement dans le nombre de meurtres par rapport à l'année dernière, indique la FIJ. Les chiffres de 2016 sont toutefois inférieurs aux 112 morts recensés en 2015, avec une diminution des homicides dans des pays comme le Honduras (1), la Libye (2), les Philippines (3) et le Soudan du Sud (1). "Toute diminution de la violence contre les journalistes et le personnel des médias est toujours la bienvenue, mais ces statistiques et la prise pour cible délibérée des travailleurs des médias dans de nombreux incidents coûtant des vies laissent peu de place au réconfort et à l'espoir de voir la fin de la crise de sécurité dans le secteur des médias", déplore le président de la FIJ, Philippe Leruth, ajoutant qu'il "ne doit pas y avoir d'impunité pour ces crimes". La FIJ compile la liste annuelle des journalistes et du personnel des médias tués à partir des informations de ses affiliés et d'autres sources crédibles. Elle ne prétend pas être exhaustive. "Le nombre de journalistes et d'employés des médias tués dans l'exercice de leur fonction pourrait être plus élevé si davantage d'informations crédibles sur ces cas étaient disponibles et sans l'autocensure des journalistes de certains pays qui souhaitent éviter d'attirer l'attention indésirable des barons du crime", affirme le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, lequel exhorte "les gouvernements à enquêter sur toutes les formes de violence, y compris les meurtres et les disparitions, de manière rapide et crédible, afin de protéger l'intégrité physique et l'indépendance professionnelle des journalistes". (Belga)

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