Négociations : Tout reste possible

08/09/11 à 10:26 - Mise à jour à 10:26

Source: Le Vif

Suite à une journée de négociations qui semblait peu concluante pour ne pas dire maudite, les huit présidents de partis vont à nouveau se retrouver autour d'une table ce jeudi à 11h.

Négociations : Tout reste possible

© Belga

Malgré des rumeurs pessimistes l'horizon semble s'être tout même légèrement éclairci en fin soirée. Pourtant la journée s'était déroulée dans une ambiance morose avec plusieurs évènements qui sont venus plomber des négociations déjà tendues. Le décès du frère d'Elio Di Rupo, les sorties électriques autour et en dehors de la table des négociations et une note malencontreusement dévoilée par un zoom indiscret sont venus chambouler le programme.

Récapitulatif d'une journée presque maudite
Mercredi matin tous les présidents sont entrés en voiture et n'ont fait aucune déclaration. Tous sauf un : Charles Michel. Il a déclaré aux journalistes présents que "Le MR veut une solution mais nous n'accepterons pas l'appauvrissement des Wallons et nous ne lâcherons pas les Bruxellois". Une petite phrase qui a eu le don d'irriter les autres négociateurs francophones, eux qui "par respect pour les consignes de discrétion du formateur, ne font pas de déclaration".

Peu après 13 heures, le formateur a quitté la réunion pour se rendre au chevet de son frère aîné qui décédera dans le courant de l'après-midi.

Avant la reprise des négociations, une photographie de Belga a pu prendre en gros plan un document manuscrit tenu en main par la présidente du sp.a Caroline Gennez. On pouvait y lire "We zijn compleet nutteloze discussies aan het voeren. CD&V zal nooit zover gaan", soit : "Nous sommes en train de mener des discussions inutiles. Le CD&V n'ira jamais aussi loin". Il s'agit d'une note que la présidente a rédigée après les contacts informels qui ont eu lieu au cours du week-end, a précisé le porte-parole du sp.a au nom de Caroline Gennez. Elle n'aurait rien à voir avec les négociations actuellement en cours, même si le procédé rappelle pourtant furieusement une méthode déjà utilisée par certains politiques comme Elio Di Rupo, Bart De Wever ou encore Jean-Luc Dehaene pour faire passer un message en douce.

A son retour vers 16 heures, le formateur ne reprendra pas les négociations en groupe mais fera la navette entre les représentants des partis francophones et flamands séparés en deux groupes distincts. Il poursuivra cette forme de diplomatie durant la soirée avant de clôturer peu avant 23h.

Tout reste possible
Peu d'informations ont filtré tout au long de la journée et après la réunion. Personne ne semblait pouvoir faire un pronostic sur l'issue des discussions. Tout reste possible, tant la réussite que l'échec, disait-on dans un des partis. On ne voit pas du tout où on va, disait-on dans un autre.

Un négociateur disait avoir constaté une volonté générale de trouver des solutions sur tous les sujets qui restent délicats comme les mécanismes de financement, l'inquiétude des partis francophones devant un possible appauvrissement des Wallons et la volonté de faire respecter le droit des francophones. Les négociateurs sont entrés au coeur des discussions politiques et ont abordé tous les points politiquement chargés. Plusieurs sources révèlent que les positions commencent à bouger et que des pistes créatives ont été avancées pour sortir des blocages.

Le Vif.be avec Belga

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