MR et Open Vld affichent leur unité à Marche-en-Famenne

19/11/11 à 12:11 - Mise à jour à 12:11

Source: Le Vif

Les deux partis libéraux ont affiché leur unité dans les négociations en vue de la confection du budget fédéral pour 2012 en déclarant en choeur "défendre les classes moyennes qui travaillent" lors d'un congrès du MR à Marche-en-Famenne auquel le président de l'Open Vld, Alexander De Croo, était l'invité d'honneur.

MR et Open Vld affichent leur unité à Marche-en-Famenne

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"Nous avons l'espoir d'une proposition réaliste, correcte, du formateur", a affirmé le président du Mouvement réformateur, Charles Michel, en marge de ce congrès, consacré au lancement de la campagne des libéraux pour les élections communales et provinciales d'octobre 2012.

"On peut atteindre un accord dans les heures qui viennent", a ajouté M. Michel, dans une allusion à la reprise prévue des négociations dimanche après-midi entre les six partis engagés dans la formation d'un nouveau gouvernement fédéral (PS, MR, cdH, CD&V, Open Vld et sp.a) et à la recherche de 11,3 milliards d'euros.

"Nous avons la volonté d'aboutir avec l'Open Vld", a-t-il poursuivi, soulignant que la confection d'un budget était l'occasion de "choix politiques". M. De Croo a pour sa part rappelé son attachement à une réduction des dépenses des différents niveaux de pouvoir. "Il ne faut pas uniquement des nouvelles taxes qui frappent ceux qui travaillent", a résumé le président des libéraux flamands.

"Il faut aller plus loin dans la réduction des dépenses publiques, chasser les gaspillages, faire des réformes structurelles", a renchéri M. Michel dans son discours de clôture - largement dénué d'attaques contre les autres négociateurs -, soulignant que les partis autour de la table devront prendre des "mesures délicates et difficiles".

Le président du MR a notamment plaidé pour la "libération du travail au-delà de 65 ans", sur base volontaire, soulignant qu'il s'agissait d'une priorité pour son parti. Il a également insisté sur l'alignement des pensions des indépendants sur celles des salariés, la déductibilité fiscale des chèques services et des voitures de société de taille moyenne. "La voiture de société, c'est une manière de compléter les revenus", a-t-il lancé. "Nous refusons une forme de lâcheté politique qui consisterait une fois encore à pratiquer un hold-up dans les poches des classes moyennes", a prévenu M. Michel.

Face à l'incertitude qui plane sur l'issue des négociations gouvernementales et au délai fixé par l'Union européenne, qui réclame un budget 2012 en bonne et due forme, avec un déficit inférieur aux 3% du PIB, d'ici la mi-décembre, le président du MR a assuré que le gouvernement en affaires courantes allait continuer à s'atteler à la préparation des douzièmes provisoires.

"Notre ministre des Finances (Didier Reynders, son prédécesseur à la tête du MR) est à la barre pour protéger notre pays", a-t-il lancé, dans une allusion aux sanctions financières que la Commission européenne pourrait imposer à la Belgique - plus de 700 millions d'euros d'amende en cas de non-respect de la barre des 3%.

LeVif.be, avec Belga.

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