Moscou et Washington d'accord pour accélérer la transition politique en Syrie

25/03/16 à 02:04 - Mise à jour à 02:04

Source: Belga

(Belga) La Russie et les États-Unis sont tombés d'accord jeudi après des pourparlers à Moscou pour peser en faveur de négociations directes entre le régime syrien et l'opposition et accélérer la transition politique après un mois de cessez-le-feu en Syrie.

Moscou et Washington d'accord pour accélérer la transition politique en Syrie

Moscou et Washington d'accord pour accélérer la transition politique en Syrie © BELGA

Au terme de plus de quatre heures d'entretiens au Kremlin entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le président russe Vladimir Poutine, secondé par son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, Russes et Américains se sont engagés à tout faire pour tirer profit de la cessation des hostiliés en cours afin d'avancer dans le règlement politique d'un conflit qui dure depuis plus de cinq ans. La question du sort du président Bachar al-Assad, question centrale dans le règlement du conflit, n'est cependant pas réglée. "Nous nous sommes mis d'accord pour obtenir au plus vite le début de négociations directes entre la délégation gouvernementale et tout le spectre de l'opposition" syrienne, a indiqué M. Lavrov lors d'une conférence de presse commune suivant la réunion. M. Kerry a pour sa part affirmé qu'il avait convenu avec M. Poutine de peser sur le régime de Damas et l'opposition en faveur d'une transition politique destinée à mettre fin à la guerre. "Nous sommes d'accord sur le fait qu'il faut un calendrier afin d'établir un cadre pour une transition politique et aussi un projet de Constitution, les deux d'ici août", a-t-il déclaré. Le chef de la diplomatie américaine ne s'est pas étendu sur le destin de Bachar al-Assad, principale pierre d'achoppement entre Moscou et Washington. Pour Washington, le départ du président syrien est une condition pour que les négociations de paix menées par l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura à Genève aboutissent. Mais pour le Kremlin, seuls les électeurs syriens ont le droit de décider du sort du président syrien. M. Kerry a néanmoins assuré que la Russie et les Etats-Unis étaient d'accord sur le fait que le président syrien "doit faire ce qu'il faut" et s'impliquer dans le processus de paix. L'ONU a clôturé jeudi soir un round de discussions indirectes entre le régime de Damas et l'opposition sans pouvoir faire état d'avancée concrète, en raison de l'insistance du régime à discuter de grands principes. La prochaine session doit avoir lieu du 9 ou du 10 avril. (Belga)

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