Monténégro: Djukanovic en tête, sans majorité absolue, selon les résultats partiels

16/10/16 à 23:16 - Mise à jour à 23:19

Source: Belga

(Belga) Le parti de Milo Djukanovic, qui dirige le Monténégro depuis un quart de siècle, arrive en tête des législatives de dimanche, sans toutefois remporter de majorité absolue pour gouverner seul, selon des résultats partiels de la commission électorale.

Monténégro: Djukanovic en tête, sans majorité absolue, selon les résultats partiels

Monténégro: Djukanovic en tête, sans majorité absolue, selon les résultats partiels © BELGA

Ce scrutin à un tour a été précédé de l'arrestation de 20 Serbes que le pouvoir accuse d'avoir fomenté un complot visant à s'emparer de Milo Djukanovic et à déclarer la victoire de partis d'opposition, qui n'ont pas été désignés. Pour rester Premier ministre, il devra donc trouver une coalition, comme en 2012, quand il s'était allié avec les représentants des minorités croate, albanaise et bosniaque. La question est de savoir s'il aura besoin de trouver d'autres partenaires pour atteindre la majorité absolue des 81 sièges. Après dépouillement de 80% des votes, le Parti démocrate des socialistes (PDS) de l'homme fort du Monténégro remporterait un peu plus de 40% des voix, soit le double du principal parti d'opposition, le Front démocratique (DF) prorusse qui s'oppose avec vigueur à l'adhésion du Monténégro à l'Otan. Suivent à environ 10% chacun, deux autres mouvements d'opposition, Kljuc (La clé) et les Demokrate Crne Gore (Démocrates du Monténégro) qui demandent un référendum sur l'Otan, ce que refuse Milo Djukanovic, farouche partisan de l'adhésion du pays au sein de l'alliance atlantique. La majorité actuelle est favorable à l'adhésion de ce petit pays balkanique à l'Union européenne. La poursuite de la politique pro-européenne actuelle était l'un des principaux enjeux du scrutin, au cours duquel plus d'un demi-million d'électeurs étaient appelés à s'exprimer. Les relations avec la Serbie, auquel le Monténégro était rattaché jusque 2006, demeurent difficiles, notamment en raison de la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par Podgorica en 2008. (Belga)

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