Mons : majorité absolue sans triomphe pour le PS

15/10/12 à 09:04 - Mise à jour à 09:04

Source: Le Vif

Mieux qu'en 2006, moins bien qu'en 2000 : à Mons, le Parti socialiste décroche tout de même une confortable victoire. Elio Di Rupo signe le deuxième meilleur résultat personnel de Wallonie. En légère hausse ou en légère baisse, selon le point de vue.

Mons : majorité absolue sans triomphe pour le PS

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La liste emmenée par le Premier ministre conforte sa majorité absolue dans la cité du Doudou. Avec 55, 16 % des suffrages (+ 3,61 %) et deux sièges supplémentaires (29 sur 45), le PS obtient son 2e meilleur résultat depuis la fusion des communes de 1976. C'est toutefois 6 % et un siège de moins que lors de son triomphe en 2000.

Le score personnel d'Elio Di Rupo suit la même tendance. Fort de 14 378 voix de préférence, le futur bourgmestre empêché récolte sur son nom un millier de suffrages supplémentaires, soit le deuxième meilleur résultat personnel de Wallonie derrière celui de Paul Magnette à Charleroi (24 220 voix). Mais sa popularité sur le district de Mons se tasse par rapport au scrutin fédéral de 2010 (17 840 voix).

Plutôt qu'un léger désaveu, il faut peut-être y voir la volonté des troupes socialistes de privilégier une figure montante à un chef incontesté assuré de rempiler. Auquel cas Nicolas Martin peut se flatter d'un plébiscite. Avec 6 024 voix, l'ex-échevin du Développement économique souffle la 2e place à sa colistière Catherine Houdart (4 318) et l'emporte sur le bourgmestre ff sortant, Marc Barvais (3 419).

Si Elio Di Rupo suit la même logique qu'en 2000, quand ses fonctions de ministre-président wallon le retenaient à Namur, le prochain bourgmestre ff de Mons semble tout trouvé. Mais rien ne l'oblige à nommer le candidat le plus populaire après lui. "Je désignerai un bourgmestre faisant fonction dans les prochains jours", s'est borné à commenter le Premier ministre devant les caméras.

Autre inconnue : le PS va-t-il reconduire son alliance avec le MR ? Malgré une progression relativement légère (+1,35 %), les libéraux décrochent un 8e siège supplémentaire. Tête de liste, le jeune Georges-Louis Bouchez devance avec 2 550 voix l'ancien échevin libéral Richard Miller - 1276 suffrages en queue de peloton.
Déconvenue en revanche pour le CDH, qui perd 3 % des voix et passe de cinq sièges à trois. Les humanistes font désormais jeu égal avec Ecolo, resté stable. Chez les Verts, on notera la non-réélection de l'ancien chef de file Jean-Pierre Viseur, qui poussait la liste.

Enfin, la disparition de l'extrême droite (trois sièges en 2006) semble avoir profité au PTB+. Son élu John Beugnies fera son entrée au conseil communal en même temps que John Joos (liste Citoyen), le porte-parole des victimes de l'incendie des Mésanges.

E.R.

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