Mobilité et survol de Bruxelles au menu des négociateurs bruxellois

03/07/14 à 13:01 - Mise à jour à 13:01

Source: Le Vif

Les négociateurs bruxellois ont repris jeudi vers 09h45 leurs travaux de préparation d'une déclaration de politique générale pour les 5 ans à venir. Ils poursuivront, jusque tard dans la soirée, l'examen du cahier qu'ils avaient ouvert mercredi soir à la page mobilité. Cette compétence représente à elle seule un tiers du budget régional.

Mobilité et survol de Bruxelles au menu des négociateurs bruxellois

© ImageGlobe

De grands projets d'infrastructures, notamment de développement du métro déjà engagés sous la précédente législature, y demeureront incontournables, en dépit d'un contexte budgétaire difficile, quitte à adapter le tempo des réalisations, faisait-on observer dans l'entourage des négociateurs, jeudi matin.

La mobilité est reprise dans le troisième chapitre de la note d'une bonne cinquantaine de pages de la formatrice Laurette Onkelinx (PS) consacré plus largement au thème de la "qualité de vie" qui comprend aussi la propreté publique et l'environnement.

C'est aussi dans ce chapitre que les futurs coalisés vont tenter d'adopter une position commune dans le dossier des nuisances des avions.

De sources concordantes, on indique la note de départ de Laurette Onkelinx prône la fin du plan Wathelet dont les effets ont été fortement ressentis par de nombreux habitants de la capitale, beaucoup plus survolés qu'auparavant, depuis le printemps dernier.

Ce point de vue s'inscrit d'ailleurs dans le droit fil de l'action en cessation environnementale initiée par le gouvernement régional sortant, avec les écologistes, certains de siéger dans l'opposition, et sans les FDF, sur le point d'entrer dans la majorité.

Le chef de file de la formation amarante, Didier Gosuin, père fondateur de l'arrêté-bruit en Région bruxelloise, n'a jamais caché son opposition aux mesures entrées en application en février dernier.

Au-delà de cela, les futurs coalisés devront définir ce qu'ils sont prêts à accepter en remplacement du plan, mais certains d'entre eux ont fait observer que cela ne devrait pas représenter une difficulté incontournable, dans la mesure où la compétence sur la définition des routes aériennes est et reste fédérale.

CQFD: c'est donc à ce niveau de pouvoir que ce dossier reste politiquement le plus délicat.

En ce qui concerne le timing des négociations, la formatrice Laurette Onkelinx entend ne pas s'enfermer dans un calendrier trop précis.

Interrogée jeudi matin, à son arrivée au parlement bruxellois, elle a toutefois dit espérer voir la Région bruxelloise dotée d'un gouvernement d'ici le 21 juillet, mais elle le dit avec beaucoup de réserves, ne serait-ce que parce que le jour de la Fête nationale tombe un lundi et que cela signifierait que le parlement bruxellois devrait avoir pu se réunir au plus tard le 18 et qu'entre-temps, il y aura encore au minimum une pause, le jour de la fête de la Communauté flamande.

Au stade actuel, les négociateurs ont donc ouvert le troisième chapitre de sa note de formatrice consacré à la qualité de vie. Ils ont déjà bouclé les chapitres emploi et économie, et aménagement du territoire, en ce compris l'aménagement de nouveaux quartiers (logements espaces publics, etc), à un toilettage final près, concernant ce dernier.

Restera encore à aborder par la suite les quatrième et cinquième chapitres consacrés au "Vivre ensemble" (en ce compris l'accueil des primo-arrivants) et à "révolutionner la gouvernance".

Le tout ne peut être dissocié d'un contexte budgétaire sur lequel des groupes techniques continuent de plancher.

Les négociateurs eux-mêmes devraient d'ailleurs se revoir à ce sujet samedi matin, indiquait-on à plusieurs sources jeudi matin.

En savoir plus sur:

Nos partenaires