Mixité sociale : le décret inscriptions un flop ?

06/10/14 à 06:44 - Mise à jour à 06:44

Source: Belga

La Commission de pilotage de l'enseignement (Copi) est en train d'évaluer le décret inscriptions. Ses effets sur la mixité sociale des écoles sont tout bonnement pelliculaires, peut-on lire lundi dans le journal Le Soir.

Mixité sociale : le décret inscriptions un flop ?

/ © Reuters

Entré en vigueur au printemps 2010, l'actuel décret régissant les inscriptions en première secondaire s'appliquera pour la 6e fois l'an prochain. Il devient donc possible d'oser un début d'évaluation sensée. Et c'est précisément ce à quoi s'attelle actuellement la Copi.

Le rapport, qui n'est toutefois pas encore définitif, pose une série de diagnostics objectifs et chiffrés. L'instrument de mesure, ici, est l'"indice de similarité". Cet indice signale le pourcentage d'élèves qu'il faudrait changer d'école pour que chaque établissement accueille exactement la même proportion d'élèves défavorisés.

En 2006, l'indice de similarité s'élevait à 17,6%. Entendez par là que, sur une cohorte de 45.295 élèves de 1ère secondaire, il aurait fallu déplacer 7.972 enfants pour que l'ensemble des classes de 1ère secondaire de la Communauté française accueille un même nombre d'élèves défavorisés. Cet indice a fléchi au fil des ans, mais de façon bien modeste - on est passé de 17,6% en 2006-2007 à 16,9% en 2012-2013. Il varie, en outre, sensiblement d'une zone scolaire à l'autre: les indices plus élevés étant ceux de Bruxelles (17%) et Verviers (16,9%). Et là aussi, ils restent constants au fil des ans. Bref: en termes de mixité sociale, le décret inscriptions n'aura produit qu'un effet marginal, quasi impalpable.

En savoir plus sur:

Nos partenaires