Mise en orbite d'un instrument satellite pour mieux cartographier la pollution

13/10/17 à 14:07 - Mise à jour à 14:10

Source: Belga

(Belga) Le satellite Sentinel-5 Precursor a été lancé vendredi, peu avant 11h30, du cosmodrome russe de Plesetsk, dans le cadre d'une mission de l'agence spatiale européenne ESA. A bord se trouve le TROPOMI, un instrument qui va collecter des données sur la composition atmosphérique concernant la qualité de l'air, la concentration d'ozone et le climat. Le lancement a été suivi en direct depuis l'Institut royal d'aéronomie spatiale de Belgique (IASB), qui joue un rôle-clé dans la production, la validation et l'analyse des futures données.

Les données seront collectées à l'échelle mondiale et en haute résolution, soit une qualité dix fois meilleure que celle des instruments précédemment utilisés. Cela permettra de distinguer les différentes sources de pollution et de réaliser de meilleures analyses. "Nous pourrons ainsi découvrir si la pollution provient de l'industrie, des voitures ou des volcans et fournir une meilleure réponse aux citoyens et décideurs politiques sur la provenance de la pollution", explique le scientifique Jean-François Muller. En outre, les données permettront de mieux comprendre comment les matières interagissent. La haute résolution permet également de réaliser des analyses à l'échelle d'une ville. "Nous pouvons par exemple examiner l'impact de certaines mesures, comme l'interdiction du diesel, sur la qualité de l'air", souligne pour sa part le scientifique Arno Keppens. "Il faut trois à cinq jours pour que les données nous parviennent. Nous pourrons réagir rapidement à ce qui est observé. Nous pouvons dès lors surveiller les éruptions volcaniques, ce qui est très important pour le trafic aérien." Les données sont disponibles au public via un site web. Une trentaine de scientifiques de l'IASB, issus de quatre équipes différentes, prennent part au projet, qui est soutenu par le SPP Politique scientifique et l'ESA. Il durera au moins sept ans. La mission représente un coût de 150 millions d'euros et a été financée par le programme Copernic de l'Union européenne. (Belga)

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