Mis en cause dans la presse, le ministre Flahaut défend ses choix immobiliers

20/12/17 à 16:30 - Mise à jour à 19:36

Source: Belga

Le ministre en charge de la Fonction publique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, André Flahaut (PS) a réfuté mercredi toute décision inconsidérée dans les choix immobiliers de l'entité.

Mis en cause dans la presse, le ministre Flahaut défend ses choix immobiliers

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En cause: un article de l'Echo paru mardi expliquant que le ministre Flahaut avait décidé de louer au prix fort, et sans marché public, un bâtiment avenue du Port, à Bruxelles, pour reloger des fonctionnaires de l'administration générale de l'enseignement (AGE).

Interrogé mercredi lors de la séance plénière par les députés Emmanuel De Bock (DéFI) et François Desquesnes (cdH) sur cet article, le ministre Flahaut en a démenti le contenu. "C'est l'illustration que ce qui est écrit dans le journal n'est pas toujours vrai...", a commenté le ministre,

Devant les députés, M. Flahaut a précisé que la loi sur les marchés publics ne s'appliquaient pas aux locations.

Avant de porter son choix sur le bâtiment de l'avenue du Port, plusieurs autres immeubles ont été examinés, mais ceux-ci étaient soit trop petits ou trop grands, ou plus chers.

Le bâtiment convoité sera loué pour une période de 25 ans, avec un loyer annuel de 1,8 million d'euros, soit 138 euros par an par mètre carré.

"Cela correspond au prix demandé sur le marché. Il est même relativement intéressant compte tenu des investissements (des travaux d'aménagement, ndlr) que le propriétaire va réaliser à ses frais", a défendu M. Flahaut.

D'une superficie globale de 10.000 m2, les bureaux loués permettront d'accueillir non pas 1.500 agents, mais 450, a-t-il ajouté.

Quant à acheter un bâtiment plutôt que de louer à long terme, le ministre a indiqué que pareille opération aurait un effet négatif sur le solde net de la Fédération, en contravention des règles européennes de comptabilité publique.

Les quelque 2.850 fonctionnaires de l'AGE sont actuellement répartis dans quatre bâtiments dispersés à Bruxelles. Dans un souci d'efficacité, la volonté du gouvernement est à terme de regrouper ces fonctionnaires dans un même périmètre.

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